Été, automne… et hiver

Cela ressemble à un titre de film de Kim Ki Duk, et pourtant c’est bien du Japon dont je vais vous parler. Comme vous le savez, je suis parti 3 semaines au Japon en vacances en guise de cadeau pour mes 30 ans. J’avais conçu ce voyage avec comme objectif de voir toute la diversité des paysages du Japon, et je dois dire que je n’ai pas été déçu!

IMG_5804Été

La première partie de ce voyage fut consacrée à Ishigaki, dans la préfecture d’Okinawa. A 3h d’avion de Tokyo, cet archipel d’îles est un petit bout de paradis au milieu de l’océan. Ici, on est un peu déconnecté du monde. La journée, on profite de la chaleur en se prélassant au soleil sur des plages magnifiques, et en se baignant dans des eaux limpides et turquoises. Et le soir on sirote un alcool local à base d’ananas dans un izakaya, en écoutant de la musique d’Okinawa, mélange de mélancolie et de gaieté. C’est un peu particulier, mais j’aime les sonorités du sanshin (instrument à 3 cordes, en peau de serpent), et les voix

J’ai pu contempler des paysages magnifiques, profiter du confort d’un des plus beaux hôtels que j’ai jamais fait isolé sur une toute petite île, me baigner, faire la sieste dans un hamac à l’ombre des pins, prendre part à un matsuri dans la ville d’Ishigaki, goûter à la délicieuse cuisine locale, et surtout vivre une parenthèse totalement déconnecté du monde!

IMG_6910Automne

Deuxième objectif de ce voyage, admirer les couleurs d’automne. Trouver le bon timing pour se retrouver au bon endroit au bon moment est une vraie science, mais la chance sourit souvent aux débutants! Même si je n’ai pas vu des forêts entières multicolores (encore que), j’ai vu ponctuellement certains sites magnifiques, avec des érables rouges, jaunes, verts.. Je pense par exemple à la région de Takao, à 1h de Kyoto, où l’on trouve des temples magnifiques le long d’un cour d’eau au creux d’une petite vallée. Je pourrais également citer Shirakawago, un paisible village rural entouré de rizières et de forêts.

Certains arbres sont parfois si beaux qu’ils éclipsent totalement tout ce qui se trouve autour. J’ai du prendre des centaines de photos de feuillages en tout genre.

IMG_7833Hiver

Si j’avais bien prévu les deux saisons précédentes, en revanche je ne m’attendais pas du tout à rencontrer l’hiver! J’avais prévu d’aller à Kamikochi dans les alpes japonaises pour admirer les couleurs automnales, c’est un lieu réputé pour ça, et je pensais que cela serait l’apothéose de mon voyage. Sauf que les choses ne se sont pas tout à fait passées comme prévu… Au fur et à mesure que le bus prenait de l’altitude, j’ai vu les arbres commencer à perdre leurs feuilles, jusqu’à devenir complètement nus…

Et puis de la neige partout! Je me suis retrouvé là haut en pleine tempête de neige, avec des vents violents. C’était limite effrayant. Même si je n’étais pas trop équipé, j’ai quand même fait une petite balade seul au milieu de la forêt enneigée, avec le vent qui soufflait et la neige qui tombait, et je dois dire que c’était une atmosphère incroyable! J’ai même fait une rencontre en suivant des traces dans la neige! Un souvenir inoubliable.

IMG_5464Et les villes dans tout ça?

Même si j’aime bien la nature, je suis avant tout un homme urbain, et j’aime me promener en ville, me perdre dans des quartiers résidentiels, me sentir tout petit au milieu de gratte-ciels, emprunter le métro, me mélanger à la foule, etc.

J’ai pu ainsi découvrir des grandes villes: Nagoya, Fukuoka; et des villes de plus petite taille: Kanazawa, Takayama. J’ai été agréablement surpris par Nagoya, peut-être parce que j’en attendais pas grand chose.

2014-11-11 19.00.05Et la cuisine?

Culinairement parlant, je me suis régalé. J’ai pu expérimenter une grande variété de plats: sushis, sashimis, sukiyaki, shabu shabu, nabe, curry, ramen, katsudon, soba, crabes, tempuras, poissons grillés, etc.

Même s’il est vrai que j’ai eu quelques moments de faiblesse où parfois j’en avais marre des ramen et de la friture, j’ai quand même super bien mangé!

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Et maintenant?

Bien sûr tout ceci n’est qu’un tout petit aperçu de tout ce que j’ai vécu. J’aurai donc de nombreuses choses à raconter dans les semaines/mois à venir! Avec 2500 photos, j’ai bien de quoi faire une centaine d’articles ^^ Pensez donc à revenir de temps en temps :)

Japon 2013, Episode 06 : Oedo Onsen Monogatari

Lorsqu’on évoque les onsen, on pense tout de suite à un bain chaud en pleine montagne avec de la neige autour, et éventuellement quelques singes à tête rouge qui viennent s’y baigner. De tels onsen, existent bel et bien, mais il faut faire le voyage, et c’est pas toujours donné. Beaucoup plus accessible, il existe un onsen en plein Tōkyō, sur l’île d’Odaiba, qui utilise une source d’eau chaude naturelle située à 1400 mètres de profondeur. C’est donc par un après-midi froid et venteux que j’ai décidé de tester l’Oedo Onsen Monogatari. Lire la suite

Japon 2013, Episode 05 : Soldes d’hiver au magasin Laforêt à Harajuku

Dimanche dernier, à l’occasion des soldes d’hiver je suis allé me promener un peu du côté d’Harajuku/Omotesando, le quartier mode un peu branché. Il y avait un monde fou dans la rue, et comme beaucoup j’ai été attiré par cet arbre géant en ballons gonflables (et le bruit), devant le magasin Laforêt. Je suis rentré par curiosité, et voilà ce que j’ai vu… Lire la suite

Japon 2013, Episode 02 : scène du quotidien à Takadanobaba

Une des choses que j’adore particulièrement au Japon, ce sont les petites mélodies que l’on entend à tout bout de champ, lorsqu’on prend le train et qu’on arrive dans une station, lorsqu’un employé nettoie le sol avec sa machine, lorsqu’on traverse un passage pour piétons, etc. Ça n’a l’air de rien comme ça, mais ça rend vraiment le quotidien plus agréable et moins stressant!

Et je vous propose donc aujourd’hui une vidéo représentative de mon quotidien, à la station de Takadanobaba où se trouve mon école de langue. On y entend la célèbre « mélodie pour piétons en ut majeur » ^^

 

Visite du marché aux poissons de Tsukiji à Tōkyō

Aujourd’hui je vous emmène visiter le marché aux poissons de Tsukiji, situé en plein cœur de Tokyo. Avec ses 230.000m², c’est le plus grand marché aux poissons et fruits de mers du monde. Ce marché fait partie des curiosités à ne pas rater lorsque l’on est de passage à Tokyo. Il est également réputé pour ses ventes aux enchères matinales de thon rouge. Et c’est précisément ce que j’ai décidé d’aller voir!

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Tokyo: le quartier d’Asakusa

Asakusa est un quartier populaire de Tokyo, qui se situe dans le nord-est, et qui s’est développé autour du temple Sensō-ji, le plus vieux temple bouddhique de Tokyo.

Un peu d’histoire…

Asakusa est un quartier qui attirait déjà les foules durant l’époque Edo (1615-1868). Cette période étant difficile, on y venait en masse pour prier au temple qui héberge la divinité Kannon. Mais c’est également la proximité du quartier de Yoshiwara, qui attirait bon nombre de gens. Yoshiwara était en effet une enclave de plaisirs, avec ces multiples maisons closes et prostituées. Au 18e siècle, le quartier comptait plus de 8000 filles.

Le quartier d’Asakusa devient aussi le véritable centre d’Edo du kabuki, suite à une décision shogunale qui vise à éloigner du centre cette pratique jugée délétère. Le kabuki est une forme de théâtre dans lequel des hommes jouent des rôles féminins. Ses acteurs apprennent auprès des courtisanes de Yoshiwara.

Par la suite Asakusa devient un véritable quartier populaire des loisirs et plaisirs. Sans distinction de classes, le quartier accueille artistes, intellectuels, écrivains…

Après la seconde guerre mondiale le quartier est détruit mais il est reconstruit, en conservant son âme. Aujourd’hui encore le quartier conserve quelques hanamachi, ces maisons traditionnelles où vivent et exercent les geishas.

Revenons maintenant un peu à la visite du quartier:

L’entrée du Sensō-ji, marquée par cette imposante « porte du tonnerre » Kaminari-mon, dont le nom figure sur l’énorme lanterne rouge suspendue. De part et d’autres de la porte se trouvent des statues des divinités du vent et de la foudre.

Passé la porte, on arrive dans l’allée piétonne Nakamise-dori, bordée de nombreux petits magasins de souvenirs en tout genre, très prisés des touristes.

Un artisan en train de confectionner des petits gâteaux fourrés à la pâte de haricots, à l’aide de moules en fonte.

Une boutique de souvenirs qui propose maneki-neko, darumas, poupées, porte-clefs… D’autres vendent des reproductions d’estampes, des masques, des éventails…

Beaucoup de touristes et de collégiens en sortie dans cette allée.

Et voici donc la porte qui marque l’entrée du Sensō-ji. Ce temple fut fondé au 7e siècle par deux pêcheurs qui auraient remonté dans leur filet une petite statue en or de Kannon.

Le bâtiment principal édifié au 17e siècle, reconstruit après la seconde guerre mondiale en 1958, et en travaux lors de mon passage. Un peu frustrant…

Un immense encensoir en bronze à l’entrée du temple. En faisant de grands moulinets avec ses bras, on tente d’attirer à soi les vertus curatives des fumées d’encens.

Une pagode à 5 étages qui se dresse à gauche du temple.

A proximité du temple se trouvent des petites rues piétonnes très agréables. J’ai adoré m’y promener. On y trouve des magasins et des restaurants dans un style ancien en bois qui donne l’impression de se retrouver dans une autre époque.

En ce jour de légère pluie, certains petits restaurants font sortir de la vapeur dehors afin de donner envie aux passants de venir se réchauffer chez eux autour d’un bon bol de ramens.

Une ballade en pousse-pousse? Non ce n’est pas trop mon genre :)

Enfin à proximité d’Asakusa se trouve le fameux immeuble de la brasserie Asahi, avec sa flcèhe dorée designée par Philippe Starck. Les japonais voient en ce monument une crotte de chien, et je les comprends^^ Entre les deux buildings sur la gauche, et s’élevant dans le brouillard se trouve la Tokyo Sky Tree, encore en construction à l’époque, qui est une nouvelle tour s’élevant à 634 mètres…

Et voilà donc pour ce petit tour d’horizon du quartier d’Asakusa. J’espère que cela vous aura plu et je vous recommande donc si vous avez l’occasion d’y passer au moins une après-midi.

Ikebukuro West Gate Park

« Je m’appelle Makima Makoto. Je suis sorti l’an dernier d’un lycée professionnel de mon quartier, Ikebukuro. La belle affaire. Dans ce lycée, un tiers des élèves abandonnent en cours de route. Yoshioka, de la brigade des mineurs, me disait que mon bahut, c’était un élevage de yakouzes. Bagarres, drogue, et des drôles de fréquentations.

Une fois fini le lycée, j’ai glandé. Je n’avais aucune chance de trouver un vrai travail, et je n’en cherchais pas non plus. Même pour un petit boulot j’avais la flemme. Quand les fonds devenaient trop bas, j’allais donner un coup de main à ma mère dans son magasin de fruits pour me faire un peu d’argent de poche. […] Nos voisins, ce sont des salons de massages, des magasins de vidéos X, des restaurants de viande grillée. […] Voilà, ça c’est chez moi. »

Voilà donc comment commence ce « Ikebukuro West Gate Park » de Ishida Ira.

Vous l’aurez compris, Makoto n’est pas un gros bosseur et il passe une grande partie de son temps à traîner dans les recoins d’Ikebukuro et particulièrement au square d’Ikebukuro sortie ouest. Son truc à lui, c’est de solutionner les embrouilles, avec comme seule arme son énergie et sa débrouillardise. Pas tout à fait non plus, car il a pour ami Takashi, le chef des G-boys le gang  de jeunes d’Ikebukuro.

On fait donc appel à lui pour résoudre des affaires, dont il est parfois préférable de ne pas lier la police. La traque d’un étrangleur, l’arrivée d’un nouveau gang qui compromet la paix dans le quartier, l’enlèvement du fils d’un yakouza; toutes ces histoires nous plongent dans la vie de ce quartier, et nous font découvrir à chaque fois différents aspects. Si bien qu’en sortant de la lecture de ce livre, on a vraiment l’impression de connaître ce quartier, ses gens, ses zones d’ombres. On se verrait bien assis sur un banc aux côtés de Makoto, en train de glander et observer les passants, en attendant la prochaine affaire.

Je ne vais pas vous le cacher, j’ai vraiment adoré ce livre en 3 volumes, que j’ai lus d’une traite, à raison d’une histoire par soir (Le livre est divisé en chapitres qui correspondent  chacun à une histoire différente). J’ai appris qu’il y avait également un anime et un drama adaptés du livre, mais je ne suis pas sur d’avoir envie des les voir, de peur d’être déçu. En tout cas pour ce qui est du livre, courez-y!

« Le jour où rien ne va plus, où vous en avez assez du boulot ou de l’école, venez faire un tour à Ikebukuro. Au début, ça vous demandera peut-être un peu de courage, mais desserez donc votre cravate ou le col de votre uniforme et asseyez-vous au bord des rues. Alors vous verrez apparaître un monde que vous ne soupçonniez pas. »

JackRose, groupe de Visu à Shibuya


Souvenez-vous, il y a quelques mois, je vous parlais de mes pérégrinations dans le quartier de Shibuya à Tokyo.

C’était donc un samedi soir, et je me baladais dans Shibuya, au milieu d’une foule assez compacte. Et au moment où je m’apprêtais à rentrer à mon hôtel, j’ai vu un groupe de musique qui commençait à se mettre en place sous un pont, juste à côté du carrefour de Shibuya. J’ai un peu attendu par curiosité, et petit à petit une petite foule s’est amassée autour. C’était un groupe de JRock visual-kei, dont je ne connaissais absolument pas le nom. Ils ont commencé à jouer et c’était plutôt sympa, il y avait visiblement certaines groupies qui connaissaient déjà les chansons et qui faisaient des chorégraphies et tapaient des mains à des moments précis.

Voici ce que cela donne en vidéo:

et en image :)

Et ce n’est que la semaine dernière que j’ai découvert le nom de ce groupe un peu par hasard, il s’agit en fait de JackRose, un groupe de jrock visu composé de 3 membres:

  • Re : i à la voix
  • Shige à la guitare
  • Aki au clavier

Il existe même un clip officiel du morceau que j’ai filmé! (〜Regret〜)

Donc si un jour vous vous baladez du côté de Shibuya, n’hésitez pas à allez jeter un œil sous le pont, vous aurez peut-être la chance d’assister à un de leurs concerts.

Akihabara, haut lieu de la culture otaku et gamer – Partie II

Pour la première partie de l’article, cliquez ici.

Au même titre que la culture otaku, la culture du jeu vidéo est un des autres aspects majeurs du quartier d’Akihabara.

  • salles d’arcades

On trouvé de nombreuses salles d’arcades à Akihabara, souvent sur cinq ou six étages. En général le rez de chaussée est réservé aux UFO Catcher, ces machines où l’on enfile des pièces dans l’espoir d’attraper une peluche ou une figurine à l’aide d’un bras robotisé. Il y a ensuite des étages consacrés aux simulateurs et jeux de shoot. Les bornes qui remportent toujours un franc succès sont les bornes de jeux de baston (Street Fighter, King of Fighter…). Il y a aussi pas mal de jeux musicaux (danse, reproduction de rythme avec un tambour…), parfois positionnés dehors  à l’entrée pour attirer les passants curieux.

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Sega GiGo : 6 étages de jeux d’arcades

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UFO catchers

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un jeu de shoot

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  Les joueurs de Street Fighter. En général on affronte la personne qui est en face de soi sur l’autre borne.

  • les magasins de jeux vidéos

Les magasins de jeux vidéos suivent un peu le même schéma que les magasins de mangas, c’est-à-dire un espace assez restreint sur plusieurs étages, chaque étage ayant une thématique bien précise. Comme on pouvait s’en douter les jeux Xbox ne sont pas tellement représentés et ce sont les Wii, DS et Playstation 3 qui tirent leurs épingle du jeu. Les jeux PC dits occidentaux sont très peu représentés, en revanche il y a des masses de jeux pc japonais inconnus chez nous, genre simulateur de drague ou visual novel [ビジュアルノベル].

  • AKB48

Vous ne pouvez pas ne jamais avoir entendu parler de ce groupe, il s’agit en ce moment du groupe le plus populaire au Japon; c’est bien simple elles sont partout dans les médias! Pour faire vite, AKB48 c’est un groupe d’idols constitué de 3 groupes de 16 idols (3*16=48), AKB signifiant Akihabara. Elles ont en effet élu domicile dans ce quartier et elles se produisent quasi quotidiennement dans leur propre salle de spectacle!

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le bâtiment où se produisent les AKB48, au 8e étage

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  •  Les lumières du soir

Akihabara fait partie de ces quartiers de Tokyo, dont l’intérêt grandit lorsque la nuit commence à tomber. Toutes les enseignes des magasins s’illuminent alors, provoquant une explosion de couleurs magnifique. Enfin faut aimer ^^

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J’éspère que ce petit tour du quartier d’Akihabara vous aura plû, en tout cas n’hésitez pas à y faire un tour, c’est vraiment sympa.

Akihabara, haut lieu de la culture otaku et gamer – Partie I

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 Akihabara [秋葉原ou Akiba pour les intimes est un très célèbre quartier de Tokyo, situé tout près de la gare de Tokyo, à l’est de la ville. Le quartier est devenu célèbre pour ses nombreuses boutiques d’électroniques. Mais depuis quelques années, le quartier a subit une évolution et s’oriente de plus en plus vers la culture otaku et gamer.

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  • L’électronique

A l’origine , Akihabara était un quartier entièrement dédié à l’électronique où l’on pouvait y trouver n’importe quels types de composants électroniques, parfois dans de minuscules magasins. Le quartier a connu son essor dans un premier temps grâce à l’électroménager puis ensuite grâce à l’informatique.

Aujourd’hui encore, on peut trouver des petits magasins vendant des composants électroniques ou électriques complètement improbables, pour une clientèle de passionnés ou de professionnels. Mais on trouve aussi surtout maintenant d’immenses magasins sur plusieurs étages vendant toute sorte d’ordinateurs, de téléphones derniers cris… Bref un peu comme la Fnac, mais en beaucoup, beaucoup plus grand :) 

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Une vitrine de téléphones derniers cris vendus par Docomo (le plus gros opérateur japonais).

Les téléphones japonais sont un peu différents des nôtres. Ils sont quasiment tous avec un clapet, assez gros, mais fins, et de couleurs vives. Il existe même un modèle avec clapet dont on peut en plus détacher un troisième morceau pour pouvoir continuer à pianoter sur son téléphone en pleine conversation.

  • La culture Otaku

Comme je le disais en introduction, le quartier s’est de plus en plus tourné vers la culture otaku, et l’on trouve de nombreux magasins consacrés à la vente de mangas, et autres produits dérivés. La plupart de ces magasins suivent le même schéma, c’est-à-dire qu’ils sont assez étroits mais ils s’étalent sur 6 ou 7 étages, avec un petit escalier pour passer d’un étage à l’autre. Les produits sont entassés dans tous les sens, dans des rayons, et avec le monde qu’il y a, il est parfois un peu difficile de circuler, mais cela a aussi son charme :)

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Chaque étage a sa propre thématique: on trouve souvent au rez de chaussée les magasines hebdomadaires de mangas comme Shonen Jump. Il y a ensuite un étage consacré aux mangas, un autre consacré aux dvds d’animes, un autre consacré aux musiques d’animes avec uniquement des cds. Certains ont un étage pour le cosplay où l’on peut acheter toute sorte de tenues, de perruques… Et bien sur il y a aussi un ou plusieurs étages pour les nombreux produits dérivés, figurines, maquettes… Enfin certains magasins ont un étage bonus, généralement au sous-sol, réservé aux majeurs, où l’on peut trouver toute sortes de mangas érotiques, et autres figurines plus ou moins dénudées.

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Une tête de Gundam en exposition pour célébrer la sortie d’un jeu je crois. Au Japon la série Gundam est un vrai phénomène et la plupart des enfants ont construit un jour leur propres maquettes de Gundam dans leurs chambres. Depuis mon voyage, un tout nouveau Gundam Café a ouvert ses portes à Akihabara, à 2 pas de la station JR.

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Une publicité pour « Comic Toranoana » un célèbre magasin spécialisé dans la vente de mangas et de produits dérivés.

Dans la rue, devant les magasins, il y a de nombreuses jeunes filles en tenue de cosplay. Mais ici, point de passionnées comme on peut le voir à Harajuku, mais plutôt des employées chargées d’attirer les passants dans les différents magasins.

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Le quartier regroupe aussi certains passionnés de tuning, bien qu’il s’agisse probablement plus de publicité qu’autre chose.

  • les maids cafés

Les maids cafés que l’on vous montre dans tous les reportages sur Tokyo ne sont pas une légende, on en trouve pas mal à Akihabara. Je suis rentré dans l’un d’entre eux en compagnie d’une connaissance japonaise. S’il ne me l’avait pas montré je n’aurais rien remarqué, en effet l’entrée était plutôt discrète avec uniquement un escalier qui conduit à une salle à un étage supérieur. Tout de suite une serveuse en uniforme de domestique (french maid) vous accueille avec un grand sourire. Ça surprend un peu au début (la tenue, pas le sourire) ^^

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On peut bien sur y manger même si ce n’est pas le principal atout du lieu. Lorsque l’on reçoit son plat, la serveuse est pleine d’attentions. Par exemple j’avais pris une omelette avec du riz, et la serveuse m’a dessiné un grand « Welcome » au ketchup :) Mais à mon grand regret on ne pouvait pas prendre de photos à l’intérieur…

(A suivre…)