Shiina, Shiina, Shiina! ♥

Aujourd’hui est un grand jour, un très grand jour même, puisque je viens de réaliser que Shiina Ringo a sorti un nouveau single Carnation. Déjà excellente nouvelle en soi puisque cela fait plus de 2 ans qu’elle avait rien sorti en solo, mais ça me fait encore doublement plaisir du fait qu’elle renoue avec la qualité (son dernier album avec Tokyo Jihen étant un peu décevant je trouve)

Le clip et la musique de ce single sont tout simplement sublimes, pleins de grâce et de féérie, parfait pour cette fin d’année.

Je vous invite à vous procurer le single complet qui contient 2 autres chansons, Watashi no Aisuru hito, chanson très sympa et joyeuse, en style bossa nova avec quelques paroles en français. Je crois qu’elle dit « Tu est tout ce que je n’ai pas, tu es, mon amour », mais pas sûr. Et enfin la dernière avec ses nombreux cuivres Jinsei wa Omoi Dori, vraiment sympa également.

Bref un excellent single que je vous recommande chaudement!

Portrait de Shiina Ringo : Partie II, Tokyo Jihen 東京事変

Après avoir mis fin à sa carrière solo en 2003, Shiina ne pouvait pas s’arrêter comme ça, et elle a donc formé en 2004 un groupe appelé Tokyo Jihen (東京事変).

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 Dans la continuité de ce qu’elle faisait en solo, mais avec un style un peu plus rock, Tokyo Jihen est un groupe d’inspirations rock et jazz, avec des accompagnements musicaux toujours très travaillés. Les membres du groupe ne sont autres que les musiciens qui l’accompagnaient lors de sa dernière tournée solo.

 On trouve donc Shiina Ringo au chant, à la guitare et au melodica, Mikio Hirama à la guitare, Seiji Kameda à la basse, Masayuki Hiizumi au piano et Toshiki Hata à la batterie.

live0123.pngShiina au mélodica

 Le ton plus rock ressort dès le premier single qui sort en 2004, Gunjou Biyori (群青日和).

Le deuxième single qui suit est « Sounan« , où Shiina y est plus belle que jamais avec sa fleur rouge sur la tête :)

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Le premier album « Kyoiku » sort en novembre 2004, et disons le tout de suite, c’est un album vraiment exceptionnel ! Aucune chanson n’est à jeter, chacune possède son identité propre et nous emmène dans un univers différent. Entre Yume no Ato une jolie ballade accompagnée au piano, Gunjou Biyori una chanson rock énergique, Gomatsurisawagi et ses accords de piano enivrants répétés tout au long de la chanson, Sounan une de mes chansons préférées, Service une chanson étrange et originale au mégaphone… Je m’arrête là mais chaque chanson mériterait une description tant leur qualité est élevée. Bref pour moi il s’agit d’un des meilleurs albums de musique que j’ai jamais écoutés.

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 En 2006 sort l’album « Adult« , qui réussit à placer la barre encore plus haute que le précédent album. A ce niveau là on touche carrément au divin. Non je n’en fais pas trop ^^

Regardez plutôt ce que donne la chanson Yukiguni en concert.

C’est en voyant cet extrait de concert que j’ai compris que Shiina n’était pas humaine mais bel et bien une divinité. Encore une fois l’album est une vraie réussite aussi bien musicale que populaire puisque l’album atteint la première place des meilleures ventes d’albums du classement Oricon.

Tasogare naki, très belle chanson avec un final instrumental magnifique (particulièrement sur l’album avec ce son de piano Honkytonk)

 Kabuki, chanson originale où Shiina chante au mégaphone une fois de plus, et faisant la part belle aux instrumentistes. C’est vraiment un style unique que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.

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En 2007 sort le troisième album Variety. Ça en devient lassant de le dire, mais une fois de plus l’album est très réussi et aucune chanson ne ressemble à une autre.

Plus de 50 ans après Sinatra, c’est au tour de Shiina Ringo de chanter joyeusement sous la pluie dans le clip Killer Tune. Je trouve le clip vraiment magnifique. 

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Et enfin cette année est sorti le quatrième album Sports, qui est à mon goût un peu moins réussi que les trois précédents, mais bon attention ça reste du Tokyo Jihen , le niveau est très élevé :)
A ce jour le groupe existe toujours et donne des concerts. J’ai failli les voir en concert à Nagoya lors de mon voyage au Japon, mais hélas je m’y était pris trop tard pour les billets, et le prix des billets sur les sites d’enchères étaient vraiment trop chers.
Mais bon je ne désespère pas, un jour je les verrai en concert !

Portrait de Shiina Ringo : Partie I, jeunesse et carrière solo

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Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la musique japonaise, n’y connaissant pas grand chose, j’ai écouté pas mal d’artistes au hasard. Et c’est comme ça que je suis tombé un jour sur Shiina Ringo. Ça a été un vrai coup de foudre musical, et j’ai tout de suite compris que c’était une grande artiste. Deux années plus tard, elle est encore  mon artiste préférée, tous genres confondus :)

Shiina RIngo, c’est avant tout une voix incroyable; une voix au timbre immédiatement reconnaissable (qui peut parfois en dérouter certains), qu’elle peut utiliser dans des registres très différents: variété, rock, jazz, pop,.. Elle a aussi une façon reconnaissable de rouler les « r ». Shiina Ringo c’est aussi un physique magnifique, avec son grain de beauté au dessus de la lèvre. Enfin c’est un personnage excentrique, qui dégage toujours une image mystérieuse, impénétrable dans chacun de ses clips, concerts ou de ses apparitions (très rares) à la télévision.

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La jeunesse de Shiina Ringo

Shiina est née en 1978 dans la préfecture de Saitama, d’un père employé d’une entreprise pétrolière et d’une mère au foyer. Née avec une atrésie de l’oesophage, elle a du être opérée, lui laissant deux larges cicatrices sur les omoplates, donnant l’impression que deux ailes d’anges lui ont été enlevées.

Ses premier contacts avec la musique se font par l’intermédiaire de son père, passionné de jazz et de musique classique, et de sa mère qui a étudié la danse à l’université et pratiqué le ballet. Elle commence alors à pratiquer le piano et le ballet classique à l’âge de 5 ans.

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Elle qui était une enfant ouverte devient de plus en plus timide et discrète. ‘Ringo‘ est d’ailleurs un surnom de classe qu’on lui a donné car elle rougissait toujours comme une pomme quand on s’adressait à elle. (Ringo signifie pomme en japonais)

Après plusieurs déménagements la famille s’installe à Fukuoka, où Shiina redevient une enfant ouverte. En entrant au collège, elle réalise qu’elle ne pourra jamais devenir pianiste professionnelle ou danseuse de ballet à cause de l’opération de son enfance qui fait qu’elle ne peut pas donner autant de force du côté gauche et du côté droit de son corps. Elle va alors s’intéresser à d’autres styles musicaux, et former un groupe avec ses camarades de classe d’abord à la batterie puis ensuite en tant que chanteuse.

Pendant le lycée elle va alors jouer dans pas moins de 10 groupes différents,  à la guitare et au chant dans un des groupes, et au clavier, à la bass ou la batterie dans les autres. Elle améliore ainsi rapidement ses compétences musicales, avec des premiers concerts. En 1995, elle reçoit une reconnaissance au Festival de Jeunes Musiciens en tant que membre du groupe de musiciennes Marvelous Marble.

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Débuts de la carrière solo

Shiina Ringo sort son premier single en 1998 à l’âge de 19 ans « Kōfukuron« , une chanson plutôt dynamique. On retrouve dans le clip plusieurs éléments qui la caractérisent: les ailes d’anges dans le dos en référence à son opération, et les pommes qui dégringolent les escaliers en références à son surnom.

Ce premier single imposé par sa maison de disque EMI n’ayant pas rencontré un énorme succès, ils lui laissent ensuite choisir le deuxième single. Et ce sera « Kabukicho no Joou« , une chanson que j’adore qui reste aujourd’hui une de mes préférées. Le clip est aussi visuellement sublime (c’est elle-même qui a aidé à la réalisation du clip et choisi le lieu de tournage).

Même si le single est un succès modéré, il va lui donné une exposition publique non négligeable, et c’est ensuite avec son troisième single qu’elle va connaître un vrai succès « Koko de Kiss Shite« . Dans la foulée son premier single ressort et cette fois-ci c’est un succès.

Son premier album « Muzai Moratorium » sort en 1999, et c’est une fois de plus un succès.

Le quatrième single se nomme « Honnou« . Le clip se passe dans un milieu hospitalier en référence à ses fréquents allers-retours à l’hôpital durant sa jeunesse, mais ici elle joue le rôle d’infirmière et non de patiente. Le clip est une fois de plus visuellement magnifique et provoquant, je vous laisse juger par vous-même.

Ses cinquièmes et sixièmes single « Gibs » et « Tsumi to Batsu » sortent ensuite simultanément pour éviter d’empiéter sur la sortie du deuxième album « Shōso Strip » en 2000. Cet album s’est très bien vendu, et c’est toujours son plus grand succès à ce jour.
A cette période Shiina est une des trois plus grandes chanteuses japonaises aux côtés d’Ayumi Hamasaki et Hikaru Utada, en terme de popularité et de revenus. Mais Shiina ne court pas après la célébrité, et souhaite s’écarter un peu du « mainstream ». Elle refuse même de vendre ses albums à l’étranger en prétextant qu’elle a déjà bien assez de travail au Japon.

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En 2001 elle travaille sur son troisième album qu’elle annonce être le dernier.

Elle sort en mars le single « Mayonaka wa Jyunketsu », dont le clip en dessin animé est une sorte de mix entre le générique de Cowboy Bebop et Cat’s Eye, avec une Shiina en héroïne de film d’espionnage des années 60. Le single ne figurera pourtant pas sur l’album.

Après un mariage, un enfant et un divorce 14 mois plus tard avec le guitariste de son groupe Junji Yayoshi, l’album sort finalement en 2003 sous le nom de « Karuki Zamen Kuri no Hana« , un album très réussi avec des chansons vraiment originales.
« Meisai » une chanson remarquable avec une fois de plus un univers original dans le clip.
En 2003, Shiina met fin à sa carrière solo comme promis, en sortant son dernier single « Ringo no Uta » dont le clip est un hommage à toute sa carrière. Il reprend en effet chacun des précédents clip, avec comme fil conducteur son grain de beauté qui navigue d’un clip à l’autre, pour au final disparaitre complètment. C’est tout un symbole puisqu’elle va réellement se faire retirer son fameux grain de beauté et mettre ainsi fin à sa carrièr solo…
Mais heureusement pour nous, Shiina avait encore bien d’autres projets…

le clip du lundi #9 : Shiina Ringo

Shiina Ringo… Que dire si ce n’est que qu’elle est tout simplement mon artiste japonaise préférée ! Un talent immense! Je vous invite à écouter ses albums en solo ou en groupe avec Tokyo Jihen. Et dire que j’aurais pu la voir en concert à Yokohama en avril dernier, si je m’y étais pris un peu plus en avance…

Le clip qui suit est un des plus beaux clips que je n’ai jamais vu, d’une sensualité extrême. Le jeu des lumières et des projections sur son corps est magnifique.

Voici donc Shun de Shiina Ringo.