Balade autour du Mont Fuji

Aujourd’hui je vous emmène à mes côtés pour une des plus jolies balades que j’ai pu faire lors de mon dernier voyage: je vous propose d’aller rendre visite à un très vieux monsieur, Fuji-san. Il faut savoir que Fuji-san est parfois assez réservé et ne se laisse pas approcher et voir si facilement. Lors de mon précédent voyage en 2010, je ne l’avais tout simplement pas vu une seule fois, bien que j’ai fait le déplacement spécialement à Hakone, un des meilleurs endroits pour bien le voir. C’est donc plein d’appréhension et de doute que j’ai renouvelé l’expérience en me rendant cette fois ci au lac Kawaguchi.

Lire la suite

Le chemin de la philosophie

Le chemin de la philosophie est un petit chemin qui longe un canal de Kyōto, ombragé de saules pleureurs et de cerisiers. Il est très agréable et apaisant de s’y promener, on est très loin de l’agitation du centre de Kyōto. Son nom provient du philosophe Kitarō Nishida (1870-1945), qui avait pour habitude de s’y promener pour réfléchir. L’université de Kyōto où il enseignait la philosophie se trouve en effet à deux pas d’ici.

Le chemin part du temple Ginkaku-ji (le pavillon d’argent), et permet d’atteindre d’autres temples moins connus comme le Honen-in, le Eikan-do, ou bien le Nanzen-ji. Le long du chemin se trouvent des ruelles résidentielles, dont l’accès se fait par des petits ponts, et quelques commerces d’artisanats.

En période de floraison des cerisiers, ou vers la fin (comme ici), le lieu est vraiment magnifique, et constitue une étape incontournable de Kyōto.

Koya-san, la montagne sacrée

P1050029.JPG

Koyasan [高野山] est une montagne au sud d’Osaka couverte d’épaisses forêts de cryptomères séculaires, et dont le sommet regorge de temples bouddhistes. On en compte plus d’une centaine, ce qui fait de Koya-san la plus grande cité monastique du Japon, avec près d’un millier de bonzes qui prient et méditent tous les jours!

P1040981

Koyasan est naturellement un site assez isolé et préservé (classé au patrimoine mondial de l’Unesco). Un funiculaire permet d’atteindre le sommet en quelques minutes, et ensuite un bus permet de relier les différents points d’intérêts du site.

P1040984

L’histoire du mont Koya remonte à 816 lorsque le moine Kukai, dit Kobo Dashi, obtient de l’empereur la permission de construire un premier monastère ici même, à près de 800 mètres d’altitude. Au fil des siècles Koya-san gagna une influence considérable jusqu’à atteindre au 15e siècle le nombre vertigineux de 1500 temples et près de 90000 moines! Ces moines étaient également de véritables soldats, et conduisaient parfois des raids armés contre des monastères rivaux de Kyoto. Au 17e siècle, les shogun Tokugawa décidèrent de couper les vivres de ces monastères, ce qui entraîna un lent déclin de la communauté.

P1040985

Le site le plus spectaculaire de Koya-san est sans aucun doute le Okuno-in, la nécropole de Koya-san où sont disséminés sous des arbres géants, pas moins de 200000 tombeaux. L’atmosphère de cet endroit est assez unique et l’on se sent réellement dans un lieu surnaturel, complètement coupé du temps.

P1040986.JPG

Se côtoient dans ces tombeaux des gens illustres, des shoguns, des samurais, des grands prêtres et artistes ou bien encore des gens ordinaires. Il y a quelques tombes modernes mais surtout des tombes très anciennes, parfois recouvertes de mousses et faisant corps avec la nature.

P1040989.JPG

Un jizô au bonnet recouvert de mousse

P1040995.JPG

Le chemin principal qui circule au milieu des tombes et sous ces immense arbres séculaires.

P1040996.JPG

Le soleil a parfois bien du mal à percer à travers tous ces arbres.

P1040998.JPG

Un voyageur solitaire, figé par le temps.

P1050002.JPG

Se promener au milieu de tous ces tombeaux est vraiment une expérience unique. L’atmosphère est clairement mystérieuse, sentiment renforcé par le fait que j’étais quasiment tout seul. On pourrait vraiment se croire dans un film de Miyazaki, comme la forêt de Princesse Mononoke.

P1050004.JPG

Certains tombeaux sont vraiment émouvants, petits, sobres, recouverts de mousses et nichés parfois au coeur d’une souche d’arbre.

P1050005.JPG

Alignement de jizôs portant des bavoirs rouges, offerts par des mères en deuil de leur enfant.

P1050009.JPG

Ce torii recouvert de mousses semble être âgé de milliers d’années!

P1050012.JPG

P1050014.JPG

P1050015.JPG

Des pièces de 1¥ glissées dans les rainures de cette énorme souche.

P1050020.JPG

J’ai pû assister ici à un Misogi [] qui est une pratique de purification du corps et de l’esprit. L’homme est en tenue légère (le fundoshi), il s’assoit dans l’eau glacée les deux mains jointes et récite toute une série d’incantations à un rythme effrenné. Malheureusement je ne connais pas exactement le rôle de la femme qui tient une sorte de chapelet entre ses mains, et tout cela reste assez flou. Si vous avez des informations complémentaires, n’hésitez pas à m’en faire part dans vos commentaires.

Inutile de préciser que lorsque je suis tombé sur ce rituel, j’ai vraiment été intrigué et fasciné par ce que je voyais, ne sachant pas du tout de quoi il s’agissait.

Et voilà pour ce petit tour du Okuno-in. Je ferai sans doute un prochain article pour parler un peu des autres choses à voir à Koya-san.

Kyōto : Kiyomizu-dera

Le temple Kiyomizu-dera est sans conteste un des plus beaux sites de Kyoto, d’une part par son architecture, mais aussi pour son environnement, ainsi que la vue magnifique qu’il offre sur toute la ville.

Le temple est réparti entre sept pavillons et une pagode, s’étageant à flanc de montagne. Mais c’est le bâtiment principal qui est le plus intéressant avec son architecture sur pilotis, et ses centaines de piliers. Le temple trouve son origine en 798, fondé par le moine Enchin, mais les bâtiments actuels datent de 1633. Le temple tire son nom d’une petite chute d’eau qui se trouve dans son enceinte « kiyoi mizu » (ce qui signifie eau pure, eau de source).

P1040461.JPG

Voici la vue que l’on a depuis l’entrée du temple où l’on achète les billets. Quand le temps est dégagé comme c’est le cas ici, on peut apercevoir tout Kyoto.

P1040464.JPG

L’indispensable étape de purification avant d’entrer dans le temple

P1040467.JPG

Premier contact avec la terrasse sur pilotis

P1040470.JPG

vue d’ensemble de la terrasse

P1040469.JPG

bâtonnets d’encens, diffusant leurs senteurs par une lente combustion

P1040472.JPG

Depuis la plate-forme, on a une très belle vue sur la nature environnante, avec tous ces arbres

P1040466

La nature magnifique

P1040474.JPG

Le Jishu-jinja, dédié à Okuninushino-Mikoto, un dieu de l’amour et des bonnes rencontres. A l’intérieur se trouvent deux pierres d’amour situées à 18 mètres l’une de l’autre. Si le célibataire arrive à franchir la distance les yeux fermés, c’est alors un présage de future rencontre amoureuse. S’il n’y arrive pas il peut aussi se faire aider, mais cela signifie alors qu’un intermédiaire sera nécessaire pour trouver cet amour.

P1040476.JPG

J’imagine que c’est typiquement le genre de superstitions qui plaisent aux jeunes filles, ce qui explique leur état d’excitation aux abords de l’entrée du temple :)

P1040485.JPG

Et voilà le temple dans sa globalité. Une architecture vraiment superbe.

P1040488.JPG

Durant la période d’Edo, une tradition consistait à se jeter depuis la plate-forme du temple. Si la personne survivait à l’issue du saut, son voeu se réalisait. Même si le saut ne fait que 13 mètres et qu’il y a une imposante végétation pour amortir le choc, on recense tout de même une trentaine de victimes sur les 234 sauts comptabilisés. Cette étrange tradition a donné l’expression japonaise « se jeter du Kyomizu-dera » [清水の舞台から飛び降りる], l’équivalent de notre expression « se jeter à l’eau ».

P1040497.JPG

La pagode avec quelques cerisiers en fleurs et la montagne en arrière plan.

P1040490.JPG

La Kyoto Tower, pagode des temps modernes (ou pas). Vraiment je la trouve assez moche cette tour. Mais de nuit, éclairée, c’est déjà un peu mieux.

P1040486-copie-2.JPG

Une dernière photo avant de redescendre. Magique.

P1040500.JPG

En contrebas du temple.

P1040501.JPG

La chute d’eau Otowa-no-taki canalisée dans 3 canaux. Cette eau aurait des propriétés thérapeutiques, en effet il est dit qu’en boire confère santé, longévité et succès dans les études.

P1040503.JPG

Cette jeune collégienne aura sûrement beaucoup de succès dans les études et une bonne santé, vu l’engouement avec lequel elle récupère de l’eau dans sa coupelle en fer ^^

P1040505.JPG

Un mur de pierre. Mais si c’est super intéressant!

P1040509.JPG

Un grand escalier, permettant de rejoindre l’entrée du temple.

P1040514-copie-2.JPG

Une petite mare en contrebas, où se déverse l’eau de la chute. On aperçoit la pagode derrière un cerisier en fleurs.

P1040513.JPG

Un japonicus serinus. Non en fait j’en sais rien, mais a priori c’est un oiseau.

P1040520.JPG

Et voilà, la visite se termine, il est grand temps de rentrer. Tout comme ces collégiens, je m’en vais nonchalamment les mains dans les poches, sous le regard réprobateur de la vendeuse. Mais qu’ai-je donc fait?

Kyōto : en chemin vers Kiyomizu-dera

Kiyomizu-dera est un magnifique temple de Kyoto, dont le bâtiment principale est bâti à flanc de montagne sur pilotis. Mais le chemin pour s’y rendre n’est pas moins magnifique. Le trajet classique consiste à descendre en bus à l’arrêt Kiyomizu-michi (le chemin de Kiyomizu), à emprunter quelques rues pavées flanquées de vieilles maison marchandes en bois, puis à remonter doucement la pente qui rejoint le temple par le Sannenzaka.

 Je ne sais pas si j’étais particulièrement chanceux, mais j’avais toutes ces ruelles pour moi tout seul, et je n’ai pas vu un seul touriste, même pas de français ^^

P1040440.JPG

La pagode Yasaka à quatre étages, vestige d’un ancien temple bouddhique, et dans le prolongement de la charmante ruelle Ninenzaka.

P1040441.JPG

Une petite cour intérieure où l’on trouve cet étonnant jizô entouré de sortes de guirlandes multicolores.

P1040443.JPG

Une petite rue déserte; deux voisines discutent sur la palier. Peut-être s’échangent-elles des conseils pour entretenir les centaines de petites plantes devant leur maison?

P1040448.JPG

Une rue magnifique, étrangement peu fréquentée des touristes, en tout cas ce jour ci à 10h. J’ai vraiment adoré l’atmosphère du lieu, avec ces petites maisons en bois, ces toits en tuiles argentées, la rue pavée, les ombrelles sur le côté…

P1040451.JPG

La pente Sannenzaka qui conduit au temple. On sent qu’on se rapproche d’une zone plus touristique, le monde commence à affluer.

P1040453.JPG

Et là il commence vraiment à y avoir beaucoup de monde. Mais à mon grand étonnement, en guise de touristes ce sont plutôt des collégiens en sortie scolaire, tous en uniformes naturellement. La plupart sont occupés à acheter de souvenirs, gâteaux sucrés ou confiseries. Sans doute le point fort de leur visite :)

P1040455

Parmi les nombreux magasins de souvenirs qui longent le chemin, on peut trouver des magasins spécialisés dans les éventails, de toutes couleurs. Indispensable en cas de grosses chaleurs, et pour assortir à son yukata!

P1040458.JPG

Et une fois arrivé au pied du temple, voici donc la vue que l’on peut avoir sur Kyoto. On y distingue très nettement la Kyoto Tower. Ce qui est bien à Kyoto, c’est que pour prendre un peu de hauteur sur la ville, il n’y a pas besoin de monter au dernier étage d’un gratte ciel, il suffit pour cela de s’éloigner un peu du centre et d’aller à flanc de montagne.

Pour ce qui est du temple en lui-même, ça sera pour le prochain article :)

Un pavillon à Kyōto…

Kyōto est une ville suprenante aux multiples facettes. La première impression est donnée lorsque l’on arrive en shinkansen dans cette gare ultra moderne. En se balladant dans le coeur de Kyoto, on est ensuite conforté dans l’idée qu’il s’agit d’une ville très urbanisée avec buildings, et centres commerciaux gigantesques.On est alors pas tellement dépaysé si l’on vient de Tokyo.

 Et pourtant si l’on s’éloigne légèrement du centre, l’ambiance change radicalement. Les hauts buildings en verre sont remplacés par des petits pavillons fleuris, s’articulant autour de ruelles. La nature et les forêts ne sont pas très loin, et il règne parfois presque une atmosphère champêtre. Et c’est en me balladant parmi ces ruelles que je me suis dit que cela ne me déplairait pas de vivre ici un jour…

P1030925.JPG

P1030926.JPG

Une voie de chemin de fer passant au plus près des habitations mais parfaitement integrée.

P1030927.JPG

J’imagine que la propriétaire aime les fleurs?

P1030935.JPG

P1040532.JPG

P1040534.JPG

P1040536.JPG

Alors, serons nous voisins? ^^

Osaka – Partie III : Autour de Dotonbori

Une semaine après mes premiers pas à Osaka, je suis revenu afin de voir le fameux quartier Minami (Sud) d’Osaka, quartier animé qui concentre une multitude de restaurants, bars, théâtres, salles de jeux… Tout cela sous des néons et enseignes lumineuses extravagantes.

P1050071-copie-1.JPG

Osaka, me revoilà !!

 Pour changer un peu du Shinkansen j’ai cette fois-ci pris un train normal, depuis Kyoto et je me suis mis juste derrière le conducteur. Je vous invite vraiment à tenter l’expérience, la gestuelle des conducteurs de trains très codifiée est vraiment hilarante!

 Arrivé à la gare d’Osaka, un petit changement, et me voici en gare de Nanba, à 2 pas de Dotonbori, la fameuse artère piétonne qui donne l’âme à ce quartier. Pour y arriver, rien de plus simple, il suffit de suivre la foule sous l’immense galerie marchande couverte. Ces galeries sont assez fréquentes au Japon, et sont des sortes de cousins éloignés de nos « passages » à Paris. On y trouve des magasins de vêtements, des restaurants, des konbinis, des cinémas…

P1050075.JPG

Perpendiculairement à cette immense allée couvert, on peut trouver des ruelles plus tranquilles.

P1050076.JPG

Et au bout de quelques minutes on arrive à l’artère piétonne de Dotonbori.

P1050077.JPG

Crabes géants à pinces mobiles, enseignes en pagailles, écrans vidéos, câbles électriques, vélos multicolores. On est vraiment dans un capharnaum visuel dont je suis particulièrement friand :) Le soir lorsque les lumières sont allumées, et avec un peu plus de monde, c’est probablement encore plus magique.

 De tout temps ce quartier a connu la foule, autrefois toute la scène se concentrait ici, avec 6 théâtres de kabuki, 5 théâtres de buraku, et de nombreuses autres salles produisant des conteurs ou autres acteurs comiques. Aujourd’hui les principaux théâtres du quartier sont le Osaka Shochikuza et le National Bunraku.

P1050079.JPG

Le canal qui longe Dotonbori, avec en jaune l’Ebisu Tower, surplombé dune grande roue.

P1050104.JPG

The Miruku (The Milk), un groupe d’idoles, en représentation sur un des nombreux ponts enjambant le canal. Vous pouvez les retrouver sur leur site internet ici.

P1050084.JPG

une magnifique enseigne en forme de « fugu », ce fameux poisson qui peut être mortel s’il est mal préparé. En effet, il contient une toxine 500 fois plus virulente que le cyanure !

3.jpg

Un petit patchwork d’enseignes, qui montre l’atmosphère assez particulière de la rue.

L’homme qui court de Glico est un célèbre repère visuel de ce quartier voir même de la ville depuis 1919. Glico est une célèbre marque de biscuits et confiseries, dont les plus gros succès sont les caramels, les Pocky ou encore les Pretz. Et si vous trouvez que les Pocky ressemblent à nos mikado en France, et bien c’est tout simplement parce que c’est Glico qui les fabrique ;) Mais alors que nous avons seulement 2 ou 3 sortes de mikados, il existe des centaines de variétés de Pocky (au chocolat, fourrés à la fraise, à la banane, au goût Oreo…).

En parlant de confiseries, tout cela me donne faim, et cela tombe bien puisque c’est l’instant que j’ai choisi pour trouver un restaurant dans cette rue. Celui que j’ai choisi se trouve au 3 étage d’un immeuble. C’est d’ailleurs amusant la façon dont s’est organisé, on entre directement au premier étage par un escalier extérieur, et l’on arrive à un accueil qui sert aussi de caisse pour payer. Ensuite un ascenseur conduit aux différents étages du restaurant.

P1050087.JPG

Okonomiyakis en cours de préparation. C’est toujours impressionnant de voir avec quelle dextérité les cuisiniers préparent ces plats.

P1050089.JPG

Mais moi j’avais plutôt opté pour des yakisoba, servis directement sur cette plaque chauffante. (J’avais déjà pris un okonomiyaki quelques jours plus tôt à Kyoto)

P1050091.JPG

Une autre artère commerciale couverte en me baladant je ne sais plus trop où

P1050093.JPG

Un building à la forme improbable: une sorte de prisme triangulaire creusé d’un symbole mathématique infini. J’imagine qu’il s’agit de bureaux ou d’un hôtel. (edit: et bien non, voir le premier commentaire)

P1050097.JPG

un autre bâtiment au look futuriste. Ce n’est pas une soucoupe volante en stationnement, mais une salle de spectacle de 1500 places, le Namba Hatch.

P1050106.JPG

En revenant du côté de la gare de Namba, je n’ai pas pu m’empêcher de photographier ce building entier consacré aux jeux d’arcade, comme on en voit souvent dans les grandes villes du Japon. Et à chaque fois cela me fait le même petit pincement au coeur en pensant à l’état du jeu d’arcade à Paris ou même en France.

P1050108.JPG

Enfin avant de repartir, je voulais voir le Namba Parks,  un très grand complexe commercial à l’architecture intéressante, qu’il me semble avoir déjà vu dans un anime.

P1050111.JPG

Le bâtiment tout en courbes et en hauteur accueille des terrasses pleines de verdure où l’on peut se ressourcer entre deux achats.

Et voilà donc pour ce tour du quartier de Minami, mais promis, je reviendrai un jour à Osaka pour pouvoir apprécier son ambiance nocturne! et peut-être voir la ville sous un temps un peu plus ensoleillé ;)

Osaka – Partie II : Le château et les alentours de la gare

P1040359-copie-1.JPG

 Et c’est sous un soleil de plomb que se poursuit cette journée à Osaka avec la visite du château d’Osaka, l’Ōsaka-jō. Plusieurs fois reconstruit, le donjon actuel date des années 30 et a été reconstruit en béton. Et pour satisfaire aux exigences modernes, il a même été doté d’un ascenseur extérieur…

Il s’agit d’un des châteaux les plus célèbres du Japon qui a joué un rôle majeur durant l’unification du Japon au XVIe siècle, au cours d’une révolte contre les Tokugawa. Mais pour les raisons précédentes, son intérêt est limité et le château d’Himeji par exemple est bien plus intéressant.

P1040362.JPG

Il s’agit de la vue que l’on a depuis l’arrière du château et voilà ce que cela peut donner lorsqu’il fait beau et que l’on a un bon spot.

P1040349.JPG

Le bâtiment de la NHK, la célèbre chaîne de télévision nationale, juste à proximité du château.

Avant de rentrer sur Kyoto où je logeais, je suis allé faire un petit tour aux alentours de la gare d’Osaka. A 2 pas de celle-ci se trouve le célèbre centre commercial Hep Five, reconnaissable avec sa baleine rouge suspendue dans le hall, et sa grande roue sur le toit. Si avec tout ça les enfants ne veulent pas trainer leurs parents là-bas, je ne m’y connais pas en marketing ^^

hep_five-copie-1.jpg

A quelques centaines de mètres encore, après avoir emprunté un tunnel pour piétons, je me retrouve en dessous du Umeda Sky Building, un immeuble relativement récent au look futuriste. Depuis la terasse circulaire qui se trouve à son sommet, on peut parait-il avoir une belle vue sur la ville, particulièrement le soir lorsqu’elle s’illumine.

P1040371.JPG

 Pour la petite histoire le temps était assez mauvais et il y avait des bourrasques assez violentes, dont une a tout simplement cassé mon parapluie! Fatigué par cette journée sous la pluie et le vent, je suis finalement rentré un peu plus tôt que d’habitude pour retrouver le confort de mon ryokan à Kyoto. Rien de tel qu’un bon bain chaud pour se remettre d’une journée comme ça!

P1040363.JPG

Mais comme je suis assez têtu, je suis revenu quelques jours plus tard, car je n’avais pas encore vu le quartier le plus célèbre d’Osaka. Et ça sera donc pour la prochaine partie.

Osaka – Partie I : L’aquarium

Osaka est la troisième ville du Japon avec presque 3 millions d’habitants et se situe à quelques dizaines de minutes de Kyoto grâce au Shinkansen. Osaka a toujours été une ville de commerçants, grâce à la présence de son port et de ses canaux et longtemps la ville a été surnommée la « cuisine de la nation ». On comprend donc pourquoi Osaka est aujourd’hui réputée pour sa gastronomie. Partout on peut déguster: Okonomiyaki, Takoyaki, Kitsune-udon, hako-zushi…

Les habitants d’Osaka sont réputés pour être plus chaleureux et extravertis que leurs homologues tokyoïtes par exemple. Ils parlent un dialecte bien particulier, plein de verve, l’Osaka-ben. Par exemple pour se dire bonjour, ils ne disent pas « konnichi-wa » mais « mokari makka« , qui veut dire « faites-vous de l’argent? », encore un héritage du passé commercial de la ville. Tous ces éléments font que l’on compare souvent Osaka à Marseille, à juste titre.

Les sites touristiques à Osaka ne sont pas très nombreux, mais c’est tout de même intéressant d’y venir un jour pour ressentir l’atmosphère de la ville.

P1040121.JPG

Mon premier contact avec Osaka s’est fait par une journée très pluvieuse, occasion parfaite pour visiter l’aquarium d’Osaka, le « Kaiyukan« , un des plus gros aquariums au monde. La visite commence par un long escalator qui nous emmène au sommet, et petit à petit on descend en colimaçon autour  d’un gigantesque réservoir central.

aquarium-osaka.jpg

Un petit échantillon de ce que l’on peut trouver : dauphins, pingouins, tortues de mer, requins. (Bien pratique ces mosaiques, ça permet de masquer que les photos sont ratées ^^)

P1040284.JPG

Le requin-baleine, sans aucun doute le plus impressionnant de l’aquarium avec ses 14 mètres de long ! (7 humains mis bout à bout). Deux requins-baleines se côtoient dans le réservoir central, entourés de nombreuses autres espèces : raies mantas, requins marteaux, thons rouges …

Une magnifique vidéo en HD sur du Debussy

P1040322.JPGLes méduses oranges toujours aussi photogéniques. J’avais vu les mêmes à l’aquarium de Monterey en Californie.

P1040298.JPG

quelques araignées de mer avec leurs interminables pattes.

P1040333-copie-1.JPG

En sortant de l’aquarium, comme vous pouvez le constater le temps était magnifique.

P1040335-copie-1.JPG

Silent Hill? Tchernobyl? et non il s’agit bien de la place devant l’aquarium, avec une roue géante. J’admets de nuit et éclairée, ça doit être joli. Ou alors de jour avec du soleil et plein de monde. C’est souvent ça quand il ne fait pas beau, on fait du tourisme par la pensée en imaginant ce que cela pourrait donner par beau temps. ^^

P1040336.JPG

Le musée maritime d’Osaka. J’ai marché le long de la mer pendant facilement 500 mètres, sans rencontrer personne, sous une pluie battante. Une ambiance unique… J’en rigole maintenant, mais ce jour là je fulminais intérieurement ^^

P1040340.JPG

L’île de Yumeshima, en cours de construction. Avec ces grands bâteaux à quai… enfin si vous arrivez à voir au travers de la pluie :)

Et voilà donc pour ce premier contact avec Osaka, à bientôt pour la suite…