Les geiko de Gion

Gion [祇園] est un célèbre quartier de Kyōto, réputé pour ses geisha, que l’on appelle ici geiko. Le terme geiko [芸子], composé des kanjis gei et ko, signifie littéralement « enfant de l’art ».

Situé à proximité de la très animée et commerçante avenue « Shijo Dori », le quartier de Gion tranche complètement, avec son atmosphère intimiste, ses lumières tamisées, et une rue presque piétonne. On se croirait presque à une autre époque. Le changement est flagrant et immédiat lorsque l’on pénètre dans la rue Hanamikoji.

La rue est parsemée de maisons traditionnelles japonaises appelées machiya. Certaines sont des ochaya, c’est-à-dire des maisons de thé, d’autres des restaurants appelés  ryōtei.

entrée d'une machiya

A l’intérieur de ces machiya ou ochaya, les clients peuvent solliciter la présence de geiko. Contrairement à une idée reçue particulièrement répandue, les geishas ne sont pas des prostituées. Ce sont des dames de compagnie raffinées, dont le rôle est de divertir le client, que ce soit par la conversation, la pratique du shamisen (instrument traditionnel japonais), par des jeux…

Deux maikos (apprentis geiko) se croisant, grand sourire aux lèvres

Le vêtement traditionnel d’une geiko est un kimono de soie (obebe) avec un décolleté dans le dos, afin de découvrir la nuque (considérée comme une source de désir). Le kimono est noué dans le dos avec une large ceinture de soie nommées obi, qui se noue différemment suivant l’âge de la geisha. Les jeunes geishas « maiko » les portent en traîne. Les geishas portent aux pieds des chaussettes (tabi) et des sandales de bois (geta).

Le maquillage est en réalité l’apanage des jeunes geishas. En effet, au fur et à mesure de leur carrière, elles diminuent la quantité de maquillage. La caractéristique principale est le visage entièrement fardé de blanc, par dessus une couche d’huile. Les joues, les yeux et les lèvres sont maquillés de rose et de rouge. La nuque est elle aussi fardée de blanc, mais une zone de la peau reste découverte.

Enfin la coiffure des geishas est un chignon japonais traditionnel coupé en deux avec une étoffe rouge en son centre. Il est réalisé chez un coiffeur, et tient environ une semaine. Afin de ne pas le défaire, les geishas doivent dormir sur un « repose nuques ». Mais certaines préfèrent l’utilisation de perruques, plus pratiques d’usage.

Vous pouvez avoir un petit aperçu des différents préparatifs sur cette vidéo:

Les principaux clients des geishas sont des riches hommes d’affaires d’un certain âge, que l’on voit arriver en grosse voiture avec chauffeur, ou autres taxis. Un samedi soir en avril, le balai est incessant. On peut apercevoir les geiko lorsqu’elles se rendent auprès de leurs clients dans un des restaurants ou autres établissements. On voit aussi beaucoup de serveurs circuler dans les rues pour approvisionner les restaurants en riz (cuit).

Le quartier gagne énormément à être visité en soirée, de préférence un vendredi ou samedi soir. Cependant tôt le matin, lorsqu’il n’y a personne, ce n’est pas désagréable non plus. Cela permet de mieux se rendre compte de l’architecture du lieu.

maiko, accompagnée d'un client?

On pourrait penser que les geishas d’aujourd’hui ne sont qu’une attraction pour touristes, mais ce n’est pas le cas. En effet les geishas d’aujourd’hui vivent toujours dans des maisons traditionnelles à geishas, elles apprennent le shamisen, le shakuhachi, la calligraphie, la cérémonie du thé, la poésie, les chansons traditionnelles, la littérature. Bref elles perpétuent le savoir-faire et les traditions du passé. La seule concession au monde moderne est qu’elles vont maintenant à l’école durant leur enfance, et que la décision de devenir geisha leur revient.

Pour prolonger cet article et en découvrir un peu plus sur cettte profession et ce quartier, je vous invite à regarder le film « Les Soeurs de Gion » de Mizoguchi, tourné en 1936 (en noir et blanc).

maiko, avec une longue traîne

Voilà j’espère avoir réussi à vous faire partager un peu l’ambiance si particulière de ce quartier. N’hésitez pas à partager vos différentes expériences dans les commentaires :)

Le chemin de la philosophie

Le chemin de la philosophie est un petit chemin qui longe un canal de Kyōto, ombragé de saules pleureurs et de cerisiers. Il est très agréable et apaisant de s’y promener, on est très loin de l’agitation du centre de Kyōto. Son nom provient du philosophe Kitarō Nishida (1870-1945), qui avait pour habitude de s’y promener pour réfléchir. L’université de Kyōto où il enseignait la philosophie se trouve en effet à deux pas d’ici.

Le chemin part du temple Ginkaku-ji (le pavillon d’argent), et permet d’atteindre d’autres temples moins connus comme le Honen-in, le Eikan-do, ou bien le Nanzen-ji. Le long du chemin se trouvent des ruelles résidentielles, dont l’accès se fait par des petits ponts, et quelques commerces d’artisanats.

En période de floraison des cerisiers, ou vers la fin (comme ici), le lieu est vraiment magnifique, et constitue une étape incontournable de Kyōto.

Kyōto : Kiyomizu-dera

Le temple Kiyomizu-dera est sans conteste un des plus beaux sites de Kyoto, d’une part par son architecture, mais aussi pour son environnement, ainsi que la vue magnifique qu’il offre sur toute la ville.

Le temple est réparti entre sept pavillons et une pagode, s’étageant à flanc de montagne. Mais c’est le bâtiment principal qui est le plus intéressant avec son architecture sur pilotis, et ses centaines de piliers. Le temple trouve son origine en 798, fondé par le moine Enchin, mais les bâtiments actuels datent de 1633. Le temple tire son nom d’une petite chute d’eau qui se trouve dans son enceinte « kiyoi mizu » (ce qui signifie eau pure, eau de source).

P1040461.JPG

Voici la vue que l’on a depuis l’entrée du temple où l’on achète les billets. Quand le temps est dégagé comme c’est le cas ici, on peut apercevoir tout Kyoto.

P1040464.JPG

L’indispensable étape de purification avant d’entrer dans le temple

P1040467.JPG

Premier contact avec la terrasse sur pilotis

P1040470.JPG

vue d’ensemble de la terrasse

P1040469.JPG

bâtonnets d’encens, diffusant leurs senteurs par une lente combustion

P1040472.JPG

Depuis la plate-forme, on a une très belle vue sur la nature environnante, avec tous ces arbres

P1040466

La nature magnifique

P1040474.JPG

Le Jishu-jinja, dédié à Okuninushino-Mikoto, un dieu de l’amour et des bonnes rencontres. A l’intérieur se trouvent deux pierres d’amour situées à 18 mètres l’une de l’autre. Si le célibataire arrive à franchir la distance les yeux fermés, c’est alors un présage de future rencontre amoureuse. S’il n’y arrive pas il peut aussi se faire aider, mais cela signifie alors qu’un intermédiaire sera nécessaire pour trouver cet amour.

P1040476.JPG

J’imagine que c’est typiquement le genre de superstitions qui plaisent aux jeunes filles, ce qui explique leur état d’excitation aux abords de l’entrée du temple :)

P1040485.JPG

Et voilà le temple dans sa globalité. Une architecture vraiment superbe.

P1040488.JPG

Durant la période d’Edo, une tradition consistait à se jeter depuis la plate-forme du temple. Si la personne survivait à l’issue du saut, son voeu se réalisait. Même si le saut ne fait que 13 mètres et qu’il y a une imposante végétation pour amortir le choc, on recense tout de même une trentaine de victimes sur les 234 sauts comptabilisés. Cette étrange tradition a donné l’expression japonaise « se jeter du Kyomizu-dera » [清水の舞台から飛び降りる], l’équivalent de notre expression « se jeter à l’eau ».

P1040497.JPG

La pagode avec quelques cerisiers en fleurs et la montagne en arrière plan.

P1040490.JPG

La Kyoto Tower, pagode des temps modernes (ou pas). Vraiment je la trouve assez moche cette tour. Mais de nuit, éclairée, c’est déjà un peu mieux.

P1040486-copie-2.JPG

Une dernière photo avant de redescendre. Magique.

P1040500.JPG

En contrebas du temple.

P1040501.JPG

La chute d’eau Otowa-no-taki canalisée dans 3 canaux. Cette eau aurait des propriétés thérapeutiques, en effet il est dit qu’en boire confère santé, longévité et succès dans les études.

P1040503.JPG

Cette jeune collégienne aura sûrement beaucoup de succès dans les études et une bonne santé, vu l’engouement avec lequel elle récupère de l’eau dans sa coupelle en fer ^^

P1040505.JPG

Un mur de pierre. Mais si c’est super intéressant!

P1040509.JPG

Un grand escalier, permettant de rejoindre l’entrée du temple.

P1040514-copie-2.JPG

Une petite mare en contrebas, où se déverse l’eau de la chute. On aperçoit la pagode derrière un cerisier en fleurs.

P1040513.JPG

Un japonicus serinus. Non en fait j’en sais rien, mais a priori c’est un oiseau.

P1040520.JPG

Et voilà, la visite se termine, il est grand temps de rentrer. Tout comme ces collégiens, je m’en vais nonchalamment les mains dans les poches, sous le regard réprobateur de la vendeuse. Mais qu’ai-je donc fait?

Kyōto : en chemin vers Kiyomizu-dera

Kiyomizu-dera est un magnifique temple de Kyoto, dont le bâtiment principale est bâti à flanc de montagne sur pilotis. Mais le chemin pour s’y rendre n’est pas moins magnifique. Le trajet classique consiste à descendre en bus à l’arrêt Kiyomizu-michi (le chemin de Kiyomizu), à emprunter quelques rues pavées flanquées de vieilles maison marchandes en bois, puis à remonter doucement la pente qui rejoint le temple par le Sannenzaka.

 Je ne sais pas si j’étais particulièrement chanceux, mais j’avais toutes ces ruelles pour moi tout seul, et je n’ai pas vu un seul touriste, même pas de français ^^

P1040440.JPG

La pagode Yasaka à quatre étages, vestige d’un ancien temple bouddhique, et dans le prolongement de la charmante ruelle Ninenzaka.

P1040441.JPG

Une petite cour intérieure où l’on trouve cet étonnant jizô entouré de sortes de guirlandes multicolores.

P1040443.JPG

Une petite rue déserte; deux voisines discutent sur la palier. Peut-être s’échangent-elles des conseils pour entretenir les centaines de petites plantes devant leur maison?

P1040448.JPG

Une rue magnifique, étrangement peu fréquentée des touristes, en tout cas ce jour ci à 10h. J’ai vraiment adoré l’atmosphère du lieu, avec ces petites maisons en bois, ces toits en tuiles argentées, la rue pavée, les ombrelles sur le côté…

P1040451.JPG

La pente Sannenzaka qui conduit au temple. On sent qu’on se rapproche d’une zone plus touristique, le monde commence à affluer.

P1040453.JPG

Et là il commence vraiment à y avoir beaucoup de monde. Mais à mon grand étonnement, en guise de touristes ce sont plutôt des collégiens en sortie scolaire, tous en uniformes naturellement. La plupart sont occupés à acheter de souvenirs, gâteaux sucrés ou confiseries. Sans doute le point fort de leur visite :)

P1040455

Parmi les nombreux magasins de souvenirs qui longent le chemin, on peut trouver des magasins spécialisés dans les éventails, de toutes couleurs. Indispensable en cas de grosses chaleurs, et pour assortir à son yukata!

P1040458.JPG

Et une fois arrivé au pied du temple, voici donc la vue que l’on peut avoir sur Kyoto. On y distingue très nettement la Kyoto Tower. Ce qui est bien à Kyoto, c’est que pour prendre un peu de hauteur sur la ville, il n’y a pas besoin de monter au dernier étage d’un gratte ciel, il suffit pour cela de s’éloigner un peu du centre et d’aller à flanc de montagne.

Pour ce qui est du temple en lui-même, ça sera pour le prochain article :)

Un pavillon à Kyōto…

Kyōto est une ville suprenante aux multiples facettes. La première impression est donnée lorsque l’on arrive en shinkansen dans cette gare ultra moderne. En se balladant dans le coeur de Kyoto, on est ensuite conforté dans l’idée qu’il s’agit d’une ville très urbanisée avec buildings, et centres commerciaux gigantesques.On est alors pas tellement dépaysé si l’on vient de Tokyo.

 Et pourtant si l’on s’éloigne légèrement du centre, l’ambiance change radicalement. Les hauts buildings en verre sont remplacés par des petits pavillons fleuris, s’articulant autour de ruelles. La nature et les forêts ne sont pas très loin, et il règne parfois presque une atmosphère champêtre. Et c’est en me balladant parmi ces ruelles que je me suis dit que cela ne me déplairait pas de vivre ici un jour…

P1030925.JPG

P1030926.JPG

Une voie de chemin de fer passant au plus près des habitations mais parfaitement integrée.

P1030927.JPG

J’imagine que la propriétaire aime les fleurs?

P1030935.JPG

P1040532.JPG

P1040534.JPG

P1040536.JPG

Alors, serons nous voisins? ^^

Un ryokan à Kyōto

P1040762.JPG

Séjourner dans un ryokan est une expérience qu’il ne faut absolument pas rater lors d’un voyage au Japon. D’abord pour l’atmosphère bien plus chaleureuse que celle d’un hôtel, et aussi parcequ’il s’agit d’une expérience complètement différente, et plus dépaysante.

Celui que je vais vous présenter se trouve à Kyoto à quelques minutes à pieds de la gare principale, dans une petite rue calme peu fréquentée. On y entre par une porte coulissante en bois. Après s’être déchaussé à l’entrée et avoir enfilé des mocassins, on peut ensuite rejoindre sa chambre en empruntant un petit chemin en parquet.

P1040757.JPG

Un joli jardin intérieur, avec mousse, fontaine, lanternes et tanuki.

P1040749.JPG

Et voilà donc ma chambre. La décoration est sobre, mais relaxante avec cette petite véranda qui donne sur un autre jardin. On trouve aussi une table basse avec une chaise pour s’assoir à la japonaise, un téléphone, une télévision (qu’on ne voit pas ici), et un chauffage portable au gaz (assez angoissant quand on voit cette flamme et tout ce bois et ce papier autour de soi ^^).

Bien sur l’acceuil est très chaleureux, en l’occurence pour moi il s’agissait d’une femme très classe en kimono, qui redoublait de petits soins. A chacun de mes retours d’une journée de visites, j’avais le droit tout de suite à du thé et des petits gâteaux originaux.

La particularité de ce ryokan est qu’il propose de servir un repas dans la chambre, bien pratique. Et quel repas ! Pendant presque une heure se succèdent une infinité de petits plats délicieux: sashimis, tempuras, poissons grillés, légumes en tout genre, soupes, et autres ocnis (objets comestibles non identifiés). Voici un petit aperçu de ce que j’ai pu manger.

P1040826.JPG

Une soupe, des légumes, et des sashimis. Je ne suis pas en principe un grand fan des sashimis, mais là ça se mangait très bien :)

P1050050.JPG

tempuras de légumes et noix de saint jacques il me semble

P1050051.JPG

poisson grillé, oishiiiiii

P1040831.JPG

truc gélatineux non identifié (du tofu?) avec du riz et des légumes non identifiés

P1040827.JPG

petits poissons grillés, avec un assaisonnement trop bon

P1040828.JPG

Et encore du poisson. Si vous n’aimez pas le poisson, cet endroit n’est vraiment pas pour vous ^^

P1040829.JPG

un légume non identifié vraiment excellent (du radis blanc?)

Une fois le repas terminé, la table est débarassé, mise de côté, et le futon est installé pour me permettre de dormir.

P1040758.JPG

la même pièce en position futon

Mais avant de se coucher, rien de tel qu’un bon bain chaud. Pour cela, c’est dans une salle de bain publique que cela se passe. On commence par se déshabiller et on enfile un peignoir dans sa chambre. On peut alors sortir pour se rendre à la salle de bains. Celle ci est composée de deux pièces, une première où l’on se débarrasse de son peignoir dans un petit panier, et une deuxième pièce avec un bain d’eau chaude. Et quand je dis chaude c’est vraiment très chaud. J’ai vraiment du mal à supporter au début, mais une fois qu’on est dedans quel bonheur !! Mais on n’entre pas dans le bain comme cela, il faut d’abord se doucher en position assise, en utilisant les robinets et le savon prévus pour. Bien sûr pour les personnes pudiques (ce qui est mon cas), tout cela peut être assez embarrassant, mais heureusement il n’y avait pas grand monde dans le yokan, du coup j’étais toujours seul dans la salle de bains. En sortant de la salle de bains, le contact avec l’air extérieur est extrêmement vivifiant.

Après une journée de visite, un bon repas, et un bain chaud, on ne résiste pas longtemps à l’appel du sommeil ^^

Le matin, au réveil, on s’absente à peine 2 minutes pour aller aux toilettes ou a la salle de bains, et lorsque l’on revient, le futon est déjà replié, et la table prête à acceuillir le petit-déjeuner à la japonaise. Cette fois-ci tout est apporté d’un coup, dans une farandole de jolis plats aux saveurs surprenantes.

P1050053.JPG

Thé, riz, oeuf mollet, légumes, soupe aux coques, tomates… Je me demande pourquoi je ne me prépare pas ça le matin plus souvent

P1040979.JPG

un autre exemple de petit-déjeuner. La grosse gamelle en bois à gauche contient une quantité phénoménale de riz. Même moi suis un gros mangeur et qui adore ça, je ne pouvais pas terminer.

Bref vous l’aurez compris, passer plusieurs jours dans un ryokan est une expérience qu’il ne faut pas absolument pas rater !

P1040976.JPG

Kyōto : le sanctuaire Fushimi Inari-taisha

Il est temps de se ressourcer un peu après les folles agitations de l’E3 :)

Lors de mon voyage au Japon en avril dernier, j’ai vraiment eu un coup de coeur pour ce sanctuaire de Kyoto, le Fushimi Inari-taisha, et qui curieusement ne fait pas partie des incontournables des guides touristiques.

P1040542.JPG

La particularité de ce sanctuaire est la présence de 30000 toriis qui se succèdent le long d’un chemin serpentant à flanc de colline. L’atmosphère est vraiment unique, on se sent vraiment ailleurs, dans un autre espace-temps, plein de sereinité et de de mysticisme.

P1040563.JPG

Le temple est dedié à la déesse Ukanomitama no Mikoto (ou Inarie), qui est la protectice du riz, cérale nourrissière du Japon. Le riz étant un met de choix pour les rongeurs on comprend la présence répétée de statues de renards tout au long du parcours. Sur certaines statues, on peut le voir tenir une clé de grenier à riz dans sa gueule.

P1040596

Les inscriptions sur les toris correspondent aux noms des donateurs (particuliers, familles, entreprises). Lorsque les toris sont rapprochés comme sur la photo ci-dessus, cela forme vraiment un tunnel.

P1040579.JPG

ci-dessus: un des nombreux cimetières qui jalonnent le parcours

P1040551.JPG

ci-dessus: des mini toriis !

P1040565

ci-dessus: vue depuis un des sommets, et oui ça grimpe pas mal mine de rien !

P1040570.JPG

ci-dessus: la quiétude au milieu de la forêt

Kyotō : Le temple Sanjūsangen-dō

P1040035.JPG

Le temple Sanjūsangen-dō est un célèbre temple bouddhiste à Kyoto, qui est remarquable par ses dimensions, avec ses 120 mètres de long! Il s’agit du plus long bâtiment en bois au monde. Son nom vient des 33 travées entre les piliers qui le composent.

Sa construction n’est pas toute récente et date de 1164, année de sa fondation par le charismatique chef de guerre Taira no Kiyomori.

file0006

 Même si le bâtiment en lui même est impressionnant, l’intérieur l’est tout autant avec ses 1001 statues en bois de Kannon alignées qui nous observent. Elles sont toutes uniques avec des expressions différentes et taillées dans du cyprès japonais. Au centre de la pièce se trouve une immense statue de Kannon à 11 faces de 3 mètres de haut. Il y a également 28 remarquables statues de divinités.

Comme souvent au Japon, l’intérieur des bâtiments religieux n’est pas photographiable, et donc exceptionnellement ce n’est pas une de mes photos.

P1040037

Enfin le temple est également célèbre pour une tradition de l’époque d’Edo, qui consistait à organiser une compétition de Kyudō (le tir à l’arc japonais).

Le principe est simple, le concurrent est assis sur un coussin à une extrémité du temple dans la gallerie, la cible est à l’autre exrémité. Son but est de tirer le maximum de flèches sur la cible en 24 heures! Inutile de préciser que cela nécéssite une grande force (la flèche doit être lancée avec assez de force pour atteindre l’extrémité du temple), une grande précision (un peu trop haut et la flèche se plante dans le toit), une grande concentration, et surtout une grande force mentale (imaginez vous tirer des flèches pendant 24 heures!).

Cette compétition est au coeur de l’histoire du manga « L’âme du Kyudō  » de Hiroshi Hirata. Un classique qu’il faut avoir lu.

l-ame-du-kyudo-de-hiroshi-hirata-7374668.png.jpg

Enfin, je vous recommande grandement de jeter un oeil aux magnifiques photos de David Michaud prises lors d’une récente édition de ce concours.

Kyōto : la rivière aux canards

P1040432

La rivière aux canards 鴨川 est une rivière qui traverse Kyoto du Nord au Sud dans la partie est de la ville. C’est un endroit très agréable pour se promener lorsqu’il fait beau.

Le point de vue le plus joli se trouve sur le pont qui relie le quartier de Shijô-Kawaramachi (immense zone commerciale avec de grands magasins, très prisée des jeunes kyotoïtes) au quartier de Gion (célèbre pour ses apprentis geishas qui arpentent les rues à la tombée du soir).

Sur les bords de la rivière, on y croise promeneurs,

P1040659

cyclistes pressés (peut être un étudiant de l’université de Kyoto se dépéchant pour arriver à l’heure à son cours),

P1040657

ou bien encore canards et hérons.

P1040663.JPGP1040645

Le week-end en soirée, de nombreux couples ou groupes d’amis se réunissent sur les berges pour y passer un moment sympa ensemble.

P1030947

Et le soir venu, les lumières qui se reflètent sur l’eau paisible de la rivière donnent un charme indéniable à l’endroit.

P1040029 On trouve le long de la rivière de nombreux restaurants, dont certains proposent une terasse en été.

P1040961

ci-dessus: un restaurant à plusieurs étages, avec décors et service traditionnels.