Le temple Kiyomizu-dera est sans conteste un des plus beaux sites de Kyoto, d’une part par son architecture, mais aussi pour son environnement, ainsi que la vue magnifique qu’il offre sur toute la ville.
Le temple est réparti entre sept pavillons et une pagode, s’étageant à flanc de montagne. Mais c’est le bâtiment principal qui est le plus intéressant avec son architecture sur pilotis, et ses centaines de piliers. Le temple trouve son origine en 798, fondé par le moine Enchin, mais les bâtiments actuels datent de 1633. Le temple tire son nom d’une petite chute d’eau qui se trouve dans son enceinte « kiyoi mizu » (ce qui signifie eau pure, eau de source).
Voici la vue que l’on a depuis l’entrée du temple où l’on achète les billets. Quand le temps est dégagé comme c’est le cas ici, on peut apercevoir tout Kyoto.
L’indispensable étape de purification avant d’entrer dans le temple
Premier contact avec la terrasse sur pilotis
vue d’ensemble de la terrasse
bâtonnets d’encens, diffusant leurs senteurs par une lente combustion
Depuis la plate-forme, on a une très belle vue sur la nature environnante, avec tous ces arbres
La nature magnifique
Le Jishu-jinja, dédié à Okuninushino-Mikoto, un dieu de l’amour et des bonnes rencontres. A l’intérieur se trouvent deux pierres d’amour situées à 18 mètres l’une de l’autre. Si le célibataire arrive à franchir la distance les yeux fermés, c’est alors un présage de future rencontre amoureuse. S’il n’y arrive pas il peut aussi se faire aider, mais cela signifie alors qu’un intermédiaire sera nécessaire pour trouver cet amour.
J’imagine que c’est typiquement le genre de superstitions qui plaisent aux jeunes filles, ce qui explique leur état d’excitation aux abords de l’entrée du temple :)
Et voilà le temple dans sa globalité. Une architecture vraiment superbe.
Durant la période d’Edo, une tradition consistait à se jeter depuis la plate-forme du temple. Si la personne survivait à l’issue du saut, son voeu se réalisait. Même si le saut ne fait que 13 mètres et qu’il y a une imposante végétation pour amortir le choc, on recense tout de même une trentaine de victimes sur les 234 sauts comptabilisés. Cette étrange tradition a donné l’expression japonaise « se jeter du Kyomizu-dera » [清水の舞台から飛び降りる], l’équivalent de notre expression « se jeter à l’eau ».
La pagode avec quelques cerisiers en fleurs et la montagne en arrière plan.
La Kyoto Tower, pagode des temps modernes (ou pas). Vraiment je la trouve assez moche cette tour. Mais de nuit, éclairée, c’est déjà un peu mieux.
Une dernière photo avant de redescendre. Magique.
En contrebas du temple.
La chute d’eau Otowa-no-taki canalisée dans 3 canaux. Cette eau aurait des propriétés thérapeutiques, en effet il est dit qu’en boire confère santé, longévité et succès dans les études.
Cette jeune collégienne aura sûrement beaucoup de succès dans les études et une bonne santé, vu l’engouement avec lequel elle récupère de l’eau dans sa coupelle en fer ^^
Un mur de pierre. Mais si c’est super intéressant!
Un grand escalier, permettant de rejoindre l’entrée du temple.
Une petite mare en contrebas, où se déverse l’eau de la chute. On aperçoit la pagode derrière un cerisier en fleurs.
Un japonicus serinus. Non en fait j’en sais rien, mais a priori c’est un oiseau.
Et voilà, la visite se termine, il est grand temps de rentrer. Tout comme ces collégiens, je m’en vais nonchalamment les mains dans les poches, sous le regard réprobateur de la vendeuse. Mais qu’ai-je donc fait?