Mes clips musicaux du moment #2

Bonjour! Ça va bien?… hum… comment? 3 mois déjà depuis le dernier article? …Non vous avez dû mal lire, je ne peux y croire! Pour célébrer mon retour, je vais partager un peu mes dernières « découvertes » musicales du moment. Je sais que ça n’intéresse pas grand monde en général, mais moi j’aime bien! Après tout je fais ce blog avant tout pour me faire plaisir…

HAPPY BIRTHDAY – Shakai no Gomi no Uta

Un vrai coup de cœur. Alors que je cherchais un clip musical pour souhaiter un bon anniversaire à une amie japanophile, je suis tombé par hasard là dessus. J’ai tout de suite adoré ce clip, qui raconte de façon juste et émouvante les aléas de la vie, avec ses moments tristes, d’égarement, et ses moments plus joyeux, grâce notamment au soutien des amis. Je suis sûr que cela parlera à tout le monde. J’aime beaucoup la musique également.

Shiina Ringo x Soil&Pimp Sessions – Koroshiya Kiki Ippatsu

Tout est dans le titre, Shiina Ringo, ma chanteuse japonaise préféré, en duo avec Soil&Pimp Sessions, un groupe de « death » jazz que j’adore également. Lire la suite

Shiina, Shiina, Shiina! ♥

Aujourd’hui est un grand jour, un très grand jour même, puisque je viens de réaliser que Shiina Ringo a sorti un nouveau single Carnation. Déjà excellente nouvelle en soi puisque cela fait plus de 2 ans qu’elle avait rien sorti en solo, mais ça me fait encore doublement plaisir du fait qu’elle renoue avec la qualité (son dernier album avec Tokyo Jihen étant un peu décevant je trouve)

Le clip et la musique de ce single sont tout simplement sublimes, pleins de grâce et de féérie, parfait pour cette fin d’année.

Je vous invite à vous procurer le single complet qui contient 2 autres chansons, Watashi no Aisuru hito, chanson très sympa et joyeuse, en style bossa nova avec quelques paroles en français. Je crois qu’elle dit « Tu est tout ce que je n’ai pas, tu es, mon amour », mais pas sûr. Et enfin la dernière avec ses nombreux cuivres Jinsei wa Omoi Dori, vraiment sympa également.

Bref un excellent single que je vous recommande chaudement!

La douce mélancolie de l’enka

L’enka est un style de musique populaire japonaise datant de l’ère Showa (1926-1989). Il s’agit d’un style de musique mélancolique et nostalgique, aussi bien musicalement que par les thèmes abordés. L’enka est fortement attaché à la culture japonaise traditionnelle et véhicule souvent l’image d’un Japon traditionnel idéalisé ou romancé. On y parle souvent de la nostalgie du village natal « furusato », qu’il a fallu quitter pour s’installer en ville. Bien sur les thèmes de la perte, de la solitude, d’un amour perdu ou naissant font aussi parti des grands classiques.

Musicalement l’enka se caractérise par un rythme lent, des accompagnements qui peuvent parfois se faire aux instruments japonais traditionnels comme le shamisen ou le shakuhachi. Mais c’est la voix du chanteur ou de la chanteuse qui est la plus caractéristique de ce style de musique. Celle-ci est basée sur une gamme pentatonique (même si certains artistes peuvent prendre parfois des libertés), et peut fluctuer de manière irrégulière sur une même syllabe, un peu comme un vibrato. L’enka est parfois qualifié de « blues japonais« .

De par l’attachement à la tradition, les chanteuses d’enka sont toujours habillées en kimono traditionnels, et les hommes en smoking classe ou en habit traditionnel.

La reine incontestée de l’enka est Misora Hibari, qui a débuté sa carrière peu après la fin de la guerre en 1949. Elle a enregistrée 1200 chansons et vendu 68 millions de disques de son vivant!  Une chanson que j’aime beaucoup s’appelle « Ai Sansan »:

Durant la même période, Hachiro Kasuga a connu lui aussi un grand succès avec son single « Otomi-san » [お富さん]. Mais c’est « Wakare no Ippon-sugi » [別れの一本杉] qui est considéré comme sa première chanson d’enka.

Les années 70 voient surgir Keiko Fuji, qui est désignée comme l’héritère de Misora Hibari. Le genre va cependant s’essouffler à la fin des années 70 avec l’arrivée de la pop, même si spontanément certains artistes arrivent à faire d’énormes ventes. Et en 1989 avec la mort de Misora Hibari, et en 1991 avec la mort de Hachiro Kasuga, l’enka est en deuil et en toute petite forme.

Il faut attendre les années 2000 pour voir un renouveau du genre avec l’arrivée de jeunes chanteurs, et notament l’arrivée de Kiyoshi Hikawa, surnommé très vite le « prince de l’enka ». Grâce à sa jeunesse, en s’habillant volontiers normalement,  il va réussir à moderniser l’image de l’enka.

En 2008, un autre phénomène voit le jour avec Jero, un chanteur afro-américain, de 28 ans. C’est sa grand-mère, d’origine japonaise qui l’a initié au genre. C’est donc avec une grande curiosité et un grand étonnement que les japonais ont vu l’arrivée de ce chanteur, très loin des stéréotypes du genre. Même si cela reste anecdotique, force est de constater qu’il a participé à l’évolution de l’image de l’enka.

Enfin signalons aussi Yuki Maeda, une jeune chanteuse d’enka que j’aime beaucoup :)

お富さん

JackRose, groupe de Visu à Shibuya


Souvenez-vous, il y a quelques mois, je vous parlais de mes pérégrinations dans le quartier de Shibuya à Tokyo.

C’était donc un samedi soir, et je me baladais dans Shibuya, au milieu d’une foule assez compacte. Et au moment où je m’apprêtais à rentrer à mon hôtel, j’ai vu un groupe de musique qui commençait à se mettre en place sous un pont, juste à côté du carrefour de Shibuya. J’ai un peu attendu par curiosité, et petit à petit une petite foule s’est amassée autour. C’était un groupe de JRock visual-kei, dont je ne connaissais absolument pas le nom. Ils ont commencé à jouer et c’était plutôt sympa, il y avait visiblement certaines groupies qui connaissaient déjà les chansons et qui faisaient des chorégraphies et tapaient des mains à des moments précis.

Voici ce que cela donne en vidéo:

et en image :)

Et ce n’est que la semaine dernière que j’ai découvert le nom de ce groupe un peu par hasard, il s’agit en fait de JackRose, un groupe de jrock visu composé de 3 membres:

  • Re : i à la voix
  • Shige à la guitare
  • Aki au clavier

Il existe même un clip officiel du morceau que j’ai filmé! (〜Regret〜)

Donc si un jour vous vous baladez du côté de Shibuya, n’hésitez pas à allez jeter un œil sous le pont, vous aurez peut-être la chance d’assister à un de leurs concerts.

Instants magiques de concerts #1 – Gackt

J’inaugure cette rubrique pour partager des moments de concerts magiques, vécus ou non. Deux concerts particuliers m’ont donné l’envie de créer cette rubrique. Le premier est le concert « The Sixth Day & Seventh Night » de Gackt.

Gackt-MUSIQ2.jpg

Pas la peine de trop présenter Gackt j’imagine. En deux mots, il s’agit d’un artiste complet: chanteur, compositeur, instrumentiste (piano, guitare, violon, shamisen). Il est en général très talentueux dans tout ce qu’il entreprend, est perfectionniste, et pour couronner le tout il est beau gosse (insupportable ^^)

Ce concert date de 2004, et comporte de nombreux moments d’anthologie.

Comme dans chacune de ses tournées, le concert commence par une introduction en vidéo d’une dizaine de minutes, très cinématographique où il se met en scène dans un délire mégalo.

Commence ensuite le concert.

gackt_intro.jpg

La lumière s’allume, Gackt est assis en tailleur en milieu de scène, en costume traditionnel japonais, et avec un shamisen en main. Derrière lui se trouve un énorme taiko (tambour japonais), actionné par deux personnes. Tout autour de lui s’agitent des danseurs avec perruques et masques inquiétants. Gackt commence alors à jouer au shamisen  (accompagné de deux acolytes et du taiko) une mélodie entêtante, presque tribale. Il s’agit de Utakata no Yume.

Le concert se poursuit alors avec Oasis et Secret Garden au visuel toujours très présent. Mais c’est réellement la chanson suivant qui a retenu mon attention et qui m’a beaucoup marqué, à savoir Lu:na.

La puissance scénique de cette chanson est exceptionnelle et Gackt l’exploite au maximum avec cette mise en scène spectaculaire. Debout en milieu de scène, il porte un masque inquiétant sur l’épaule gauche et un katana dans la main droite. Autour de lui se trouvent des créatures étranges voûtées, armées de sabres, et dansant de manière coordonnée.  Puis d’un seul coup, il sort le katana de son étui et commence à entamer un combat contre les créatures. La chorégraphie est assez spectaculaire avec des mouvements complexes et des bruitages de sabres. La foule est en délire et hurle! Puis tout à coup il met son masque et disparaît. Quelques instants plus tard les projecteurs se braquent en bout de scène où il apparaît d’un seul coup, effectuant d’étranges mouvements. Puis il disparaît à nouveau, et réapparait quelques secondes plus tard à l’autre bout de la scène. Pendant ce temps la musique colle parfaitement à l’instant et est dans un état de semi-pause. Enfin d’un seul coup il réapparaît en milieu de scène propulsé en l’air par une sorte d’ascenseur-catapulte. Et il reprend le morceau dans un final endiablé, de nouveau entouré de ces créatures.

Un grand moment de concert pour moi, avec une ambiance vraiment exceptionnelle.
La suite du concert est largement au niveau avec d’autres passages mémorables, comme avec « Last Song » au piano, dans une atmosphère intimiste, et durant laquelle le temps semble figé.
Bref même si vous n’êtes pas un fans inconditionnel de Gackt (ce qui est mon cas), je vous recommande chaleureusement ce concert, que l’on peut trouver en DVD.

live_tour_2004_the_sixth_day_sevent.jpg

Tracklist:
01. Utaka no Yume
02. Oasis
03. Secret garden
04. Lu:na
05. Mizérable
06. Seki-Ray
07. Last song
08. Kimi ga Matteiru Kara
09. Mind forest
10. U+K
11. Vanilla
12. Kimi ga Oikaketa Yume
13. Another world
14. Kimi no Tame ni Dekiru koto
15. Sakai ~Story~

Portrait de Shiina Ringo : Partie II, Tokyo Jihen 東京事変

Après avoir mis fin à sa carrière solo en 2003, Shiina ne pouvait pas s’arrêter comme ça, et elle a donc formé en 2004 un groupe appelé Tokyo Jihen (東京事変).

tokyojihen.jpg

 Dans la continuité de ce qu’elle faisait en solo, mais avec un style un peu plus rock, Tokyo Jihen est un groupe d’inspirations rock et jazz, avec des accompagnements musicaux toujours très travaillés. Les membres du groupe ne sont autres que les musiciens qui l’accompagnaient lors de sa dernière tournée solo.

 On trouve donc Shiina Ringo au chant, à la guitare et au melodica, Mikio Hirama à la guitare, Seiji Kameda à la basse, Masayuki Hiizumi au piano et Toshiki Hata à la batterie.

live0123.pngShiina au mélodica

 Le ton plus rock ressort dès le premier single qui sort en 2004, Gunjou Biyori (群青日和).

Le deuxième single qui suit est « Sounan« , où Shiina y est plus belle que jamais avec sa fleur rouge sur la tête :)

Kyoiku.jpg

Le premier album « Kyoiku » sort en novembre 2004, et disons le tout de suite, c’est un album vraiment exceptionnel ! Aucune chanson n’est à jeter, chacune possède son identité propre et nous emmène dans un univers différent. Entre Yume no Ato une jolie ballade accompagnée au piano, Gunjou Biyori una chanson rock énergique, Gomatsurisawagi et ses accords de piano enivrants répétés tout au long de la chanson, Sounan une de mes chansons préférées, Service une chanson étrange et originale au mégaphone… Je m’arrête là mais chaque chanson mériterait une description tant leur qualité est élevée. Bref pour moi il s’agit d’un des meilleurs albums de musique que j’ai jamais écoutés.

Adult.jpg

 En 2006 sort l’album « Adult« , qui réussit à placer la barre encore plus haute que le précédent album. A ce niveau là on touche carrément au divin. Non je n’en fais pas trop ^^

Regardez plutôt ce que donne la chanson Yukiguni en concert.

C’est en voyant cet extrait de concert que j’ai compris que Shiina n’était pas humaine mais bel et bien une divinité. Encore une fois l’album est une vraie réussite aussi bien musicale que populaire puisque l’album atteint la première place des meilleures ventes d’albums du classement Oricon.

Tasogare naki, très belle chanson avec un final instrumental magnifique (particulièrement sur l’album avec ce son de piano Honkytonk)

 Kabuki, chanson originale où Shiina chante au mégaphone une fois de plus, et faisant la part belle aux instrumentistes. C’est vraiment un style unique que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.

variety.jpg

En 2007 sort le troisième album Variety. Ça en devient lassant de le dire, mais une fois de plus l’album est très réussi et aucune chanson ne ressemble à une autre.

Plus de 50 ans après Sinatra, c’est au tour de Shiina Ringo de chanter joyeusement sous la pluie dans le clip Killer Tune. Je trouve le clip vraiment magnifique. 

Sports-copie-1.jpg

Et enfin cette année est sorti le quatrième album Sports, qui est à mon goût un peu moins réussi que les trois précédents, mais bon attention ça reste du Tokyo Jihen , le niveau est très élevé :)
A ce jour le groupe existe toujours et donne des concerts. J’ai failli les voir en concert à Nagoya lors de mon voyage au Japon, mais hélas je m’y était pris trop tard pour les billets, et le prix des billets sur les sites d’enchères étaient vraiment trop chers.
Mais bon je ne désespère pas, un jour je les verrai en concert !

Portrait de Shiina Ringo : Partie I, jeunesse et carrière solo

tumblr_kqbdxanLmk1qz6uh6o1_400.jpg

Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la musique japonaise, n’y connaissant pas grand chose, j’ai écouté pas mal d’artistes au hasard. Et c’est comme ça que je suis tombé un jour sur Shiina Ringo. Ça a été un vrai coup de foudre musical, et j’ai tout de suite compris que c’était une grande artiste. Deux années plus tard, elle est encore  mon artiste préférée, tous genres confondus :)

Shiina RIngo, c’est avant tout une voix incroyable; une voix au timbre immédiatement reconnaissable (qui peut parfois en dérouter certains), qu’elle peut utiliser dans des registres très différents: variété, rock, jazz, pop,.. Elle a aussi une façon reconnaissable de rouler les « r ». Shiina Ringo c’est aussi un physique magnifique, avec son grain de beauté au dessus de la lèvre. Enfin c’est un personnage excentrique, qui dégage toujours une image mystérieuse, impénétrable dans chacun de ses clips, concerts ou de ses apparitions (très rares) à la télévision.

shiina_infirmiere.jpg

La jeunesse de Shiina Ringo

Shiina est née en 1978 dans la préfecture de Saitama, d’un père employé d’une entreprise pétrolière et d’une mère au foyer. Née avec une atrésie de l’oesophage, elle a du être opérée, lui laissant deux larges cicatrices sur les omoplates, donnant l’impression que deux ailes d’anges lui ont été enlevées.

Ses premier contacts avec la musique se font par l’intermédiaire de son père, passionné de jazz et de musique classique, et de sa mère qui a étudié la danse à l’université et pratiqué le ballet. Elle commence alors à pratiquer le piano et le ballet classique à l’âge de 5 ans.

huile-vegetale-de-pomme.jpg

Elle qui était une enfant ouverte devient de plus en plus timide et discrète. ‘Ringo‘ est d’ailleurs un surnom de classe qu’on lui a donné car elle rougissait toujours comme une pomme quand on s’adressait à elle. (Ringo signifie pomme en japonais)

Après plusieurs déménagements la famille s’installe à Fukuoka, où Shiina redevient une enfant ouverte. En entrant au collège, elle réalise qu’elle ne pourra jamais devenir pianiste professionnelle ou danseuse de ballet à cause de l’opération de son enfance qui fait qu’elle ne peut pas donner autant de force du côté gauche et du côté droit de son corps. Elle va alors s’intéresser à d’autres styles musicaux, et former un groupe avec ses camarades de classe d’abord à la batterie puis ensuite en tant que chanteuse.

Pendant le lycée elle va alors jouer dans pas moins de 10 groupes différents,  à la guitare et au chant dans un des groupes, et au clavier, à la bass ou la batterie dans les autres. Elle améliore ainsi rapidement ses compétences musicales, avec des premiers concerts. En 1995, elle reçoit une reconnaissance au Festival de Jeunes Musiciens en tant que membre du groupe de musiciennes Marvelous Marble.

shiina-copie-1.jpg

Débuts de la carrière solo

Shiina Ringo sort son premier single en 1998 à l’âge de 19 ans « Kōfukuron« , une chanson plutôt dynamique. On retrouve dans le clip plusieurs éléments qui la caractérisent: les ailes d’anges dans le dos en référence à son opération, et les pommes qui dégringolent les escaliers en références à son surnom.

Ce premier single imposé par sa maison de disque EMI n’ayant pas rencontré un énorme succès, ils lui laissent ensuite choisir le deuxième single. Et ce sera « Kabukicho no Joou« , une chanson que j’adore qui reste aujourd’hui une de mes préférées. Le clip est aussi visuellement sublime (c’est elle-même qui a aidé à la réalisation du clip et choisi le lieu de tournage).

Même si le single est un succès modéré, il va lui donné une exposition publique non négligeable, et c’est ensuite avec son troisième single qu’elle va connaître un vrai succès « Koko de Kiss Shite« . Dans la foulée son premier single ressort et cette fois-ci c’est un succès.

Son premier album « Muzai Moratorium » sort en 1999, et c’est une fois de plus un succès.

Le quatrième single se nomme « Honnou« . Le clip se passe dans un milieu hospitalier en référence à ses fréquents allers-retours à l’hôpital durant sa jeunesse, mais ici elle joue le rôle d’infirmière et non de patiente. Le clip est une fois de plus visuellement magnifique et provoquant, je vous laisse juger par vous-même.

Ses cinquièmes et sixièmes single « Gibs » et « Tsumi to Batsu » sortent ensuite simultanément pour éviter d’empiéter sur la sortie du deuxième album « Shōso Strip » en 2000. Cet album s’est très bien vendu, et c’est toujours son plus grand succès à ce jour.
A cette période Shiina est une des trois plus grandes chanteuses japonaises aux côtés d’Ayumi Hamasaki et Hikaru Utada, en terme de popularité et de revenus. Mais Shiina ne court pas après la célébrité, et souhaite s’écarter un peu du « mainstream ». Elle refuse même de vendre ses albums à l’étranger en prétextant qu’elle a déjà bien assez de travail au Japon.

USER_IMAGE.jpg

En 2001 elle travaille sur son troisième album qu’elle annonce être le dernier.

Elle sort en mars le single « Mayonaka wa Jyunketsu », dont le clip en dessin animé est une sorte de mix entre le générique de Cowboy Bebop et Cat’s Eye, avec une Shiina en héroïne de film d’espionnage des années 60. Le single ne figurera pourtant pas sur l’album.

Après un mariage, un enfant et un divorce 14 mois plus tard avec le guitariste de son groupe Junji Yayoshi, l’album sort finalement en 2003 sous le nom de « Karuki Zamen Kuri no Hana« , un album très réussi avec des chansons vraiment originales.
« Meisai » une chanson remarquable avec une fois de plus un univers original dans le clip.
En 2003, Shiina met fin à sa carrière solo comme promis, en sortant son dernier single « Ringo no Uta » dont le clip est un hommage à toute sa carrière. Il reprend en effet chacun des précédents clip, avec comme fil conducteur son grain de beauté qui navigue d’un clip à l’autre, pour au final disparaitre complètment. C’est tout un symbole puisqu’elle va réellement se faire retirer son fameux grain de beauté et mettre ainsi fin à sa carrièr solo…
Mais heureusement pour nous, Shiina avait encore bien d’autres projets…

Portrait de 3 rockeuses japonaises

shiina ringoJe ne sais pas comment l’expliquer, mais le Japon regorge de bons groupes de rock avec chanteuse. J’ai beaucoup écouté de rock « occidental » avant de me mettre à la musique japonaise et je ne suis quasiment jamais tombé sur un bon groupe avec chanteuse… étrange…

Quand on pense à une chanteuse de rock japonaise, on pense bien sur tout de suite à la star internationale Anna Tsuchiya, mais il existe de nombreux talents peut être moins connus, mais bien plus intéressants.La première rockeuse que je voulais présenter s’apelle Shiina Ringo et officie dans le groupe Tokyo Jihen. Elle y est chanteuse, compositrice de quasiment toutes les chansons, leader, fondateur, et parfois guitariste ou pianiste, rien que ça :)

Outre sa beauté, je trouve qu’elle dégage un carisme et une classe incroyable !

Son style musical peut être résumé en une sorte de mélange de rock et de jazz. Pour vous situer à quel point j’aime ce groupe, je pense pouvoir dire que c’est mon groupe préferé derrière The Back Horn ^^

La suivante s’apelle Chiori et elle est la chanteuse d’Uplift Spice. C’est cette fois ci du bon rock-punk certes moins original que la chanteuse précédente, mais très efficace et agréable à écouter. Je connais pas plus que ça la chanteuse de ce groupe mais elle a l’air d’être une boule d’énergie :)Pour découvrir cette chanteuse rien de tel que la chanson Kanojo, qui bénéficie en plus d’une traduction des paroles par la chaîne Nolife.

Enfin la dernière est la chanteuse du groupe School Food Punishment et s’apelle Yumi Uchimura. Il s’agit d’un groupe assez récent qui commence tout juste à se faire connaitre, grâce notament à l’ending de l’anime Higashi no Eden.
On est cette fois çi plus dans un mélange rock et électro, et une atmosphère un peu envoutante.J’ai eu la chance de les voir l’année dernière à Japan Expo (c’est comme ça que je les ai découvert), et c’était vraiment un très bon concert, avec une Yumi en yukata pour le premier morceau et une tenue plus légère ensuite :)
J’ai eu l’occasion de filmer plusieurs morceaux, je les publierai sans doute dans un prochain article.

Voilà donc 3 rockeuses talentueuses que j’éspère pouvoir voir (ou revoir) en concert lors de mon voyage au Japon !

Omodaka, le son 8 bits

Omodaka, c’est un groupe de musique electro que j’ai découvert il ya peu de temps et qui m’a immédiatement beaucoup plû. C’est non seulement excellent d’un point de vue purement musical, avec l’emploi fréquent de sons 8 bits, mais ça prend encore une dimension supplémentaire avec les clips qui sont tout simplement sublimes.On commence avec le clip de Plum Song, avec un clip rendant hommage à l’époque Edo (1615-1868) et son quartier Yoshiwara, connu pour être le quartier des plaisirs d’Edo (aujourd’hui Tokyo). Le clip est d’ailleurs plutôt explicite.

Le deuxième clip que je voulais présenter se nomme Kyoteizinc et se base sur la prestation de la danseuse Masako Yasumoto. Sublime !

Enfin la dernière chanson s’appelle Kokiriko Bushi, et est un remix d’une chanson shintoiste de la région de Toyama (centre de Honshu) considérée comme la plus ancienne du Japon.