Conseils d’une anguille #2

Remioromen

Je commence par un nouveau groupe de rock que j’ai découvert il y a peu de temps avec cette chanson 3月9日 pour laquelle j’ai eu un gros gros coup de cœur. Il y a à la fois une profonde mélancolie et une grande force dans cette chanson.

A Story of Yonosuke

ff20130222a3aJe ne me souviens absolument pas de comment j’ai entendu parler de ce film, ni de pourquoi il a retenu mon attention, mais toujours est-il que j’ai commencé à regarder ce film un samedi soir où je n’avais rien à faire. D’une durée de 2h40, je dois dire que j’étais d’abord un peu réticent, et pourtant… j’ai tout simplement adoré ce film, qui au final s’avère être un de mes films préférés!

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Japan Expo 2011 : bilan en photos

Une fois de plus, Japan Expo a réussi son pari en attirant près de 200000 visiteurs sur 4 jours. Côté stands et organisation, j’ai trouvé que c’était un bon cru. Par contre côté invités, c’était tout de même un peu décevant. J’ai trouvé globalement les invités de 2010 bien plus intéressants. Voici donc malgré tout un petit résumé en photos des journées de vendredi et dimanche.

poupées japonaises

Le stand Miyakodori, toujours aussi sympa

Poupées japonaises plus évoluées.

Un cosplay de Valkyria Butler Trio… Non, en fait j’en sais rien, mais il est chouette.

Joli cosplay de Bayonetta

Mon stand coup de coeur de cette Japan Expo, le stand aoji, qui propose des illustrations très chouettes de dessinateurs japonais sur différents supports (aluminium, toile…)

dessin de Boulet en soutien au Japon après le tsunami

dessinateurs amateurs, enfin je crois

La déjantée Neeko, en conférence de presse.

Le JE Live House, salle de concerts

1000say en concert. C’est un peu comme School Food Punishment (c’est à dire de l’electro-pop), mais en moins bien.

Les idols de PASSPO☆ sur le stand de Japan in Motion.

Les PASSPO☆ en lévitation.

Les PASSPO☆ une fois de plus, avec leurs robes multicolores.

MEG, chanteuse d’electro-pop. Entre sa reprise des minikeums « Melissa », sa robe et sa coiffure, on pourrait la prendre pour Chantal Goya.

Akira Yamaoka, compositeur de Silent Hill.

Akira Yamaoka, avec un tshirt d’une chaîne bien connue.

Keisho Ohno, joueur de shamisen.

Message aux techniciens du son de JE: s’il vous plait, faites les réglages de volumes sans vos boules quies…

May’n (oui je sais les photos étaient interdites, gna gna gna…)

May’n qui nous fait la chorégraphie bien connue de l’oiseau.

Marcus, entouré de ses « petits amis ».

Sons du Japon #5 : les feux pour piétons

Je continue cette série de sons qui définissent et caractérisent le Japon, avec un grand classique, le feu pour piétons [信号機]. En effet au Japon, les feux pour piétons chantent!

Au Japon, lorsque les voitures s’arrêtent et qu’un feu pour pétons passe au vert, ce dernier va accompagner le piéton d’une petite mélodie. Il en existe plusieurs sortes. Les plus classiques sont des chants d’oiseaux, différents suivant la direction de la voie que l’on traverse. On pourra donc entendre soit le son d’un coucou, soit le sifflement d’un oiseau, comme dans la vidéo ci-dessous.

Mais parfois ce sont de vraies mélodies qui sont jouées, un peu dans le même esprit que les musiques que l’on entend lorsqu’on emprunte la Yamanote Line.

Bien sur ce n’est pas uniquement pour mettre les gens de bonne humeur, le but est de permettre aux malvoyants de pouvoir traverser en toute sécurité. D’ailleurs le pays est très avancé en la matière puisque tous les trottoirs et quais de gares sont en général équipés de bande rugueuses (souvent jaunes), facilement détectables par une personne malvoyante.

Bref il s’agit d’une curiosité de plus qui vient s’ajouter à l’ensemble de petits riens qui font que le Japon est un pays génial ^^

Les geiko de Gion

Gion [祇園] est un célèbre quartier de Kyōto, réputé pour ses geisha, que l’on appelle ici geiko. Le terme geiko [芸子], composé des kanjis gei et ko, signifie littéralement « enfant de l’art ».

Situé à proximité de la très animée et commerçante avenue « Shijo Dori », le quartier de Gion tranche complètement, avec son atmosphère intimiste, ses lumières tamisées, et une rue presque piétonne. On se croirait presque à une autre époque. Le changement est flagrant et immédiat lorsque l’on pénètre dans la rue Hanamikoji.

La rue est parsemée de maisons traditionnelles japonaises appelées machiya. Certaines sont des ochaya, c’est-à-dire des maisons de thé, d’autres des restaurants appelés  ryōtei.

entrée d'une machiya

A l’intérieur de ces machiya ou ochaya, les clients peuvent solliciter la présence de geiko. Contrairement à une idée reçue particulièrement répandue, les geishas ne sont pas des prostituées. Ce sont des dames de compagnie raffinées, dont le rôle est de divertir le client, que ce soit par la conversation, la pratique du shamisen (instrument traditionnel japonais), par des jeux…

Deux maikos (apprentis geiko) se croisant, grand sourire aux lèvres

Le vêtement traditionnel d’une geiko est un kimono de soie (obebe) avec un décolleté dans le dos, afin de découvrir la nuque (considérée comme une source de désir). Le kimono est noué dans le dos avec une large ceinture de soie nommées obi, qui se noue différemment suivant l’âge de la geisha. Les jeunes geishas « maiko » les portent en traîne. Les geishas portent aux pieds des chaussettes (tabi) et des sandales de bois (geta).

Le maquillage est en réalité l’apanage des jeunes geishas. En effet, au fur et à mesure de leur carrière, elles diminuent la quantité de maquillage. La caractéristique principale est le visage entièrement fardé de blanc, par dessus une couche d’huile. Les joues, les yeux et les lèvres sont maquillés de rose et de rouge. La nuque est elle aussi fardée de blanc, mais une zone de la peau reste découverte.

Enfin la coiffure des geishas est un chignon japonais traditionnel coupé en deux avec une étoffe rouge en son centre. Il est réalisé chez un coiffeur, et tient environ une semaine. Afin de ne pas le défaire, les geishas doivent dormir sur un « repose nuques ». Mais certaines préfèrent l’utilisation de perruques, plus pratiques d’usage.

Vous pouvez avoir un petit aperçu des différents préparatifs sur cette vidéo:

Les principaux clients des geishas sont des riches hommes d’affaires d’un certain âge, que l’on voit arriver en grosse voiture avec chauffeur, ou autres taxis. Un samedi soir en avril, le balai est incessant. On peut apercevoir les geiko lorsqu’elles se rendent auprès de leurs clients dans un des restaurants ou autres établissements. On voit aussi beaucoup de serveurs circuler dans les rues pour approvisionner les restaurants en riz (cuit).

Le quartier gagne énormément à être visité en soirée, de préférence un vendredi ou samedi soir. Cependant tôt le matin, lorsqu’il n’y a personne, ce n’est pas désagréable non plus. Cela permet de mieux se rendre compte de l’architecture du lieu.

maiko, accompagnée d'un client?

On pourrait penser que les geishas d’aujourd’hui ne sont qu’une attraction pour touristes, mais ce n’est pas le cas. En effet les geishas d’aujourd’hui vivent toujours dans des maisons traditionnelles à geishas, elles apprennent le shamisen, le shakuhachi, la calligraphie, la cérémonie du thé, la poésie, les chansons traditionnelles, la littérature. Bref elles perpétuent le savoir-faire et les traditions du passé. La seule concession au monde moderne est qu’elles vont maintenant à l’école durant leur enfance, et que la décision de devenir geisha leur revient.

Pour prolonger cet article et en découvrir un peu plus sur cettte profession et ce quartier, je vous invite à regarder le film « Les Soeurs de Gion » de Mizoguchi, tourné en 1936 (en noir et blanc).

maiko, avec une longue traîne

Voilà j’espère avoir réussi à vous faire partager un peu l’ambiance si particulière de ce quartier. N’hésitez pas à partager vos différentes expériences dans les commentaires :)

Travailler au Japon?

« Dois-je aller travailler au Japon? »

C’est une interrogation qui revient assez régulièrement chez moi ces derniers temps. En effet une certaine lassitude s’est installée dans mon travail actuel, et j’aurais besoin d’un souffle nouveau. Comme le Japon est réellement un pays qui me passionne, c’est un parfait candidat pour cela. Malgré tout de nombreux doutes persistent… Est ce que ce pays pourrait vraiment me convenir?

Voici donc l’état des mes pensées et de mes doutes:

  • Dans mon esprit les entreprises japonaises sont très hiérarchiques et reposent énormément sur l’autorité. Or j’ai beaucoup de mal avec les relations de ce type, particulièrement quand elles sont très accentués. Pourrai-je m’adapter à cela?
  • La société japonaise est quand même assez conservatrice, et je pense qu’il est difficile de s’y intégrer. Est ce que je pourrai me satisfaire du statut de « gaijin »?
  • En bon français qui se respecte je suis habitué aux semaines de 35h et aux vacances. Je ne suis pas sur de vouloir sacrifier ma vie personnelle pour ma vie professionnelle.
  • Je suis actuellement célibataire, donc je n’ai pas d’attaches particulières à Paris. Malgré tout, se retrouver à des milliers de kilomètres de sa famille implique pleins de choses.

  • Je suis actuellement ingénieur informaticien dans le domaine du jeu vidéo, avec 3 ans d’expérience, et je parle anglais et un peu japonais. Mais mon profil intéressera-t-il des recruteurs au Japon? Pas si sûr…
  • Je ne connais personne au Japon. Se retrouver seul, dans un pays étranger, avec une autre langue, une autre culture. Peut-être est-ce difficile à vivre? Je ne le pense pas, ayant un tempérament assez indépendant et solitaire.
  • Peut-être devrais-je attendre d’être bilingue en japonais pour penser à travailler et vivre là-bas?

Je suis bien conscient que toutes ces interrogations montrent que mon « projet » est un peu utopique et immature, et il n’y a que moi qui puisse répondre à un certain nombre de ces questions. Malgré tout c’est un petit refrain qui revient régulièrement dans ma tête, et je suis persuadé qu’un jour je le mettrai en pratique. ^^

Sons du Japon #4 : les corbeaux

corbeau

 

Le corbeau [] n’est pas spécialement un oiseau spécifique du Japon, mais celui-ci prolifère particulièrement dans les grandes villes comme Tokyo. Et il n’est pas rare d’être réveillé le matin par le croassement des corbeaux.

 

 

D’une population de 7000 corbeaux en 1985 à Tokyo, on est passé à 36500 corbeaux en 2001. Leur prolifération est directement liée aux ordures ménagères, ces derniers s’attaquent aux poubelles déposées dans les rues avant le ramassage. Pour pallier à ce problème la plupart des dépôts d’ordures ont été protégés de filets, afin de  tenir éloignés ces oiseaux « indésirables » qui éventrent les poubelles et font pas mal de bruit. Les ramassages se font aussi désormais de nuit. Une équipe chargée de chasser ces indésirables a aussi été mise en place afin de tenter de réguler cette population. Même si leur nombre a un peu diminué suite à ces efforts, leur nombre reste nettement supérieur aux objectifs de 7000 individus envisagés par la mairie de Tokyo.

 

La tâche est d’autant plus complexe que ces animaux sont redoutablement intelligents, comme le montre ce documentaire de la BBC. On y voit un corbeau se servir des voitures pour casser une noix, et attendre que le feu passe au rouge pour récupérer la noix cassée. Impressionnant ! 

 

Sons du Japon #3 : Les passages à niveaux

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Au Japon, le train est vraiment roi, d’abord par sa très grande qualité (spacieux, propre, ponctuel, agréable…) et par son réseau assez dense. En effet il s’invite un peu partout, aussi bien dans les villes que les campagnes. Le plus frappant est que lorsqu’il se trouve en plein centre ville, il s’intègre parfaitement au reste du décor urbain, passant parfois au coeur des habitations.

Et donc lorsque la voie traverse une route, c’est à dire assez souvent, on trouve toujours un passage à niveaux aux couleurs jaune et noir, qui avertit de l’arrivée prochaine d’un train avec un signal sonore bien précis que vous pouvez écouter en cliquant ici.

Si vous êtes allergiques à ce genre de bruits, autant vous y faire tout de suite car vous allez très souvent l’entendre au Japon. Lorsque j’étais à Tokyo, je dormais dans un ryokan en banlieue proche de Tokyo (photo ci-dessus), et depuis ma chambre, j’entendais ce sons toutes les 2-3 minutes, continuellement! Heureusement le son n’est pas trop désagréable et on finit par ne plus y prêter attention.

Mais si vous êtes nostalgique de ce genre de sons, ou fétichiste des trains comme certains japonais (les jeux de simulation de train fonctionnent très bien là bas), vous pouvez toujours acheter le réveil passage à niveau avec les vrais sons, et leds intégrés :)

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Photographies anciennes du Japon

Pour les personnes qui s’intéressent un peu à l’histoire du Japon, il existe un très bon site qui recense un très grand nombre de vieilles photographies de la période Bakumatsu-Meiji.

Le site est hébergé par l’université de Nagasaki et comprend pas moins de 7000 photos d’époque, ce qui en fait la plus grosse collection de photographies anciennes du Japon. Il y a même une version en anglais. On peut trouver une grande variété de sujets: paysages, temples, châteaux, scènes de vie rurale, guerriers samurais, geishas… Il y en a vraiment pour tous les gôuts.

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Une jeune femme jouant du shamisen, avec à ses pieds un service à thé et un plateau à tabac.

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un guerrier samourai en tenue de cérémonie, portant deux katanas (un long et un court) et s’apprêtant à décrocher une flèche avec son long arc.

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Dotonbori en 1896 (la rue d’Oasaka dont je vous parlais ici) Ça a bien changé ^^

Voir cette période à travers des photographies réelles permet d’avoir un regard différent de ce que l’on a l’habitude de voir par les films, séries, ou animes, ce qui n’est pas inintéressant.

 En tout cas j’attends avec impatience une version consacrée à la periode d’Edo! ;-)

Le site en question:

Japanese Old Photographs in Bakumatsu-Meiji Period

Sons du Japon #2 : Les cigales Higurashi

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 On trouve au Japon de nombreuses espèces de cicadas (famille des cigales), mais la plus célèbre est la Tanna japonensis aussi appelé Higurashi [ヒグラシ], à cause de son « chant » si particulier. On les entend particulièrement en automne, tôt le matin ou le soir lorsque le soleil commence à se coucher. On peut également les entendre à la fin de l’été dans certaines régions.

 On peut entendre ces higurashi dans de nombreux films ou animes, souvent lorsqu’il s’agit de montrer un paysage naturel paisible, comme une campagne japonaise, une forêt… On entend alors aucun autre son que le chant des higurashi et éventuellement un brin de vent.

 Personnellement j’adore entendre ces higurashis, particulièrement dans les forêts, cela leur donne un côté surnaturel, magique, comme si elles étaient peuplées de yokais.

Sons du Japon #1 : La Yamanote Line

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La musique et les sons de manière générale présentent parfois la particularité de rester longtemps ancrés dans les mémoires. Et bien souvent à l’écoute d’à peine quelques secondes, des nuées de souvenirs peuvent resurgir. Le but de cette nouvelle rubrique est donc de présenter certains de ces sons ou musiques, liés au Japon et qui immédiatement nous plongent dans l’ambiance.

Pour inaugurer cette rubrique, je ne pouvais pas faire autrement que de parler des musiques de la Yamanote Line à Tokyo. Pour rappel la Yamanote Line est une ligne de train très pratique qui circule au sain de Tokyo et qui en fait tout le tour. Elle comporte 29 stations dont les plus célèbres sont les stations de Tokyo, Shinjuku, Shibuya ou bien encore Ikebukuro. La particularité de cette ligne est qu’à chacune des stations est associée une musique qui est jouée lorsque le train arrive en station. Les mélodies sont souvent très agréables à écouter et fournissent une réelle identité à chaque station. En plus elles permettent de diminuer le stress des gens et de rendre les trajets en train bien plus agréables. Bref une vraie bonne idée que je rêverais de voir appliquée en France.

Et comme pour toutes musiques, il y a des « tubes« , avec certaines mélodies qui restent bien en tête ^^ En voici un petit aperçu.

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On commence avec un classique, la station Yoyogi: écouter

Une que j’aime beaucoup, la station Ebisu : écouter

la station Gotanda : écouter

(que de souvenirs en entendant celle là, c’est ici que je devais changer pour rejoindre mon ryokan ^^)

La station Mitaka (qui ne fait pas partie de la Yamanote Line) : écouter

La station de Shibuya : écouter

une deuxième mélodie pour la station Yoyogi : écouter

Et pour se mettre encore plus dans l’ambiance, une vidéo de l’arrivée d’un train en gare avec les annonces du chef de quai. J’adore ^^

Si vous voulez écouter l’ensemble des mélodies des différentes stations, je vous invite à aller sur le site de la Japan Railways.
(merci à Misaki94 pour le lien)