Shanghai – Le Bund (de nuit)

Après le Bund de jour, voici donc le Bund de nuit. Et c’est réellement un festival de lumières et de couleurs que l’on a sous les yeux. Les bâtiments sont tous éclairés de toutes les couleurs, certains font même offices d’écrans géants diffusant spots publicitaires. Des bateaux recouverts de néons multicolores voguent en permanence sur le fleuve avec à leur bord de nombreux touristes. Bien entendu toutes ces lumières se reflètent dans l’eau et donnent une vue splendide. Et si en plus, on a la chance d’assister à un feu d’artifices (ce qui était mon cas), c’est l’apothéose!

Mais qu’est ce qu’est réellement le Bund? Il s’agit historiquement du quai de débarquement de la concession internationale, alignant bâtiments symboles du capitalisme des années 1920 et 1930, à savoir toutes les plus prestigieuses banques et compagnies coloniales. A l’arrivée des communistes au pouvoir, tout ceci pris fin, mais depuis les années 80, le Bund fut restauré pour redevenir banques, institutions financières et hôtels.

Le long d’une grande promenade qui borde le fleuve, on trouve donc de nombreux bâtiments à l’architecture de type européenne.

Hong Kong & Shanghai Bank (HSBC)

The Bund Financial Center, surplombé de sa couronne.

Il y a en général beaucoup de monde qui se promène le soir, mais le Bund est tellement vaste que la concentration de gens n’est jamais gênante.

Une vue de la moitié sud du Bund.

Le pont Waibaidu, avec le Broadway Mansions en arrière plan, mon hôtel :) Le pont change de couleur toutes les minutes, et est le lieu incontournable pour faire des photos pour les jeunes mariés de Shanghai. Il y en a tellement toute la journée qu’ils devraient rebaptiser le pont en « pont des mariés ».

Et voilà la vue depuis ma chambre:

Des jeunes mariés, on en retrouve également sur la promenade du Bund, toujours accompagnés d’un photographe, et de plusieurs assistants pour la lumière, positionner la robe, etc.

La zone d'embarquement des bateaux de touristes.

Un véritable festival de couleurs.

Un bâtiment avec écran géant qui s'illumine le soir. La journée il est tout doré.

Un faux galion, à moteur, de taille respectable.

Un paquebot de croisière, à quai.

Voici donc pour cette petite visite du Bund de nuit. Dans un prochain article on se rendra de l’autre côté du fleuve, dans le quartier de Pudong, où sont dressés tous ces énormes gratte-ciels démesurés.

Shanghai – Le Bund (de jour)

Shanghai est la ville la plus peuplée de Chine avec 23 millions d’habitants. Plus moderne et internationale que Beijing, elle est certes moins dépaysante, mais elle impressionne malgré tout par son gigantisme. La ville est située sur le fleuve Huangpu, près de l’embouchure du Yangzi Jiang.

Le lieu emblématique de Shanghai est certainement le Bund, promenade le long de la rivière, qui permet d’avoir une magnifique vue sur le quartier des affaires de Pudong. Les gratte-ciels y sont très nombreux et grimpent toujours plus haut vers le ciel.

Le gratte-ciel le plus célèbre est la Perle de l’orient, à l’architecture vraiment originale. Il s’agit d’une tour de télévision mesurant 468 mètres. A ses côtés se trouve le Shanghai World Financial Center, en forme de décapsuleur, et qui culmine à 492 mètres (4e plus haut gratte-ciels au monde). Pour l’anecdote, initialement, le trou situé a sommet était de forme circulaire (le carré représentant la terre et le cercle le ciel), mais suite à de nombreuses protestations, son design a été modifié. En effet avec un trou circulaire, cela rappelait beaucoup trop le drapeau japonais. Je reparlerai de tout cela plus en détails dans un article dédié à Pudong, où vous pourrez voir la vue à couper le souffle du sommet de ce gratte-ciels.

Avec ce fleuve traversant la ville, et rejoignant la mer, de nombreux bateaux naviguent la journée, et traversent la ville. Et pour avoir pas mal observé ce balai incessant de bateaux (ma chambre donnait sur le fleuve), je peux vous dire qu’il y en avait de très gros.

Un gros pétrolier traversant la ville.

Mais le Bund, en plus d’offrir une magnifique vue sur le quartier de Pudong, est avant tout une très belle promenade, très agréable, et jalonnée de somptueux édifices d’architecture européenne.

Comme vous pouvez l’imaginer, le lieu est encore plus joli de nuit, lorsque tous les éclairages font ressortir les bâtiments.

Et ce sera donc l’objet du prochain article à venir ;)

Beijing : La cité interdite

C’est par un samedi matin ensoleillé que je me suis rendu à la Cité Interdite, cette merveille architecturale qui s’étend sur 72 hectares et qui pouvait abriter à l’époque 10000 personnes! Selon la légende la cité comporte 9999 pièces (8704 en réalité). Sa construction débuta en 1404 sous le règne de l’empereur Yongle et s’acheva 17 ans plus tard. La cité interdite demeura la résidence des empereurs jusqu’en 1911, date de la proclamation de la République de Chine. Le dernier empereur ayant occupé les lieux fut Puyi, dont vous avez peut-être vu l’histoire dans le film « Le dernier empereur ».

L’entrée principale du site se fait par le sud, en empruntant la porte Tiananmen qui fait le lien entre la place du même nom et la Cité Interdite, sous le regard de Mao. Pour en savoir plus sur les années Mao, je vous invite fortement à lire « Les cygnes sauvages » de Jung Chang. J’avoue que j’ai du mal à comprendre pourquoi ce personnage est toujours idolâtré sachant tout le mal qu’il a fait au pays, et sachant à quel point la Chine d’aujourd’hui est radicalement différente de celle de Mao. Mais ce n’est pas l’objet de cet article.

Après être entré par la porte méridienne, on se retrouve dans une immense cour traversée par la rivière aux Eaux d’or. Cinq ponts de marbre permettent de la traverser. Au fond de la cour se trouve la porte de l’Harmonie suprême, sans doute la plus richement décorée de la cité.

La porte de l’harmonie suprême est gardé par deux imposants lions de bronze. Le lion de droite est un mâle qui tient le monde sous sa patte droite, tandis que le lion de gauche est une femelle qui tient un lionceau sous sa patte gauche.

La porte ouvre sur la cour extérieure, qui constitue la partie officielle de la cité, où le souverain recevait ses ministres et présidait les cérémonies officielles.

La cour extérieur, gigantesque, abrite en son centre le palais de l’Harmonie suprême, l’édifice le plus imposant du palais, qui abrite le trône de l’empereur. On y accède par une terrasse à 3 niveaux consécutifs, dont les escaliers sont gardés par 1100 dragons.

Comme vous pouvez le voir, il y avait un peu de monde ^^ Normal, c’était un samedi, et en plus il faisait très beau. Du coup je n’ai même pas pu voir le trône de l’empereur tant il y avait de monde devant. Il fallait vraiment jouer des coudes, et les chinois sont bien plus experts que moi dans ce domaine.

Les grues en bronze sont des symboles impériaux, symbolisant la longévité.

La tortue à tête de dragon combine les qualités des deux animaux, la longévité pour la tortue et la réussite pour le dragon.

Les toits en tuiles jaune-orangé vernissées sont vraiment magnifiques, et s’accordent parfaitement avec les murs rougeâtres de la cité.

Cette rampe en marbre représente des dragons chassant des perles parmi les nuages. Elle est constituée d’un unique bloc de 200 tonnes. Cette rampe mène à la porte de la Pureté célèste qui marque la limite entre la cour extérieure et la cour intérieure.

La cour intérieure est la partie privée réservée à la famille impériale et aux concubines.

Entré des jardins impériaux permettant d’aider le souverain à trouver la tranquillité.

Arbres, fleurs, rochers… voilà ce qu’on peut trouver dans ce jardin reposant (enfin reposant à l’époque parcequ’avec tous les touristes, ça ne l’est pas du tout^^)

Vue sur une des tours située au bord des douves de la cité.

Long corridor permettant de traverser quasiment la moitié de la cité du Nord au Sud.

Beijing : Parc de la Colline de Charbon

Le parc de la Colline de Charbon est un parc très agréable qui se situe dans le prolongement de la cité interdite au Nord. Situé sur une colline, d’où son nom, il offre une vue magnifique sur la cité interdite, le quartier des lacs et le reste de la ville.

Lorsque l’on entre par la porte principale côté sud, on arrive sur une place d’où l’on peut voir le pavillon qui se situe au sommet de la colline. De part et d’autres de cette place s’échappent de nombreux chemins de promenade très agréable.

Le parc fait la part belle aux fleurs (tulipes, roses, magniolias…), qui y sont très nombreuses et très appréciées des chinois. On peut différencier plusieurs types de profils de personnes intéressées par ces fleurs:

Il y a tout d’abord les gens qui aiment simplement flâner au milieu des fleurs: personnes âgées, couples avec jeune enfant…

Il y a ensuite ces jeunes filles qui aiment se prendre en photo devant les fleurs, probablement symbole ultime du romantisme, et qui n’hésitent pas parfois à interpeller le touriste étranger de passage pour se prendre en photo en sa compagnie.

Vient ensuite le photographe « professionnel » avec tout son matériel (appareil photo dernier cri, objectif énorme, trépied) qui s’installe devant une fleur pendant des heures et la photographie en gros plan, sous tous les angles, sans doute dans l’objectif d’obtenir la photographie ultime de fleur.

Il y a enfin l’artiste peintre, qui va tenter lui aussi de capturer l’essence de la fleur mais sous forme artistique, à l’encre noire de Chine.

Place où les gens peuvent s’adonner à toutes sortes d’activités (chorales, jianzi…)

Personnes âgées pratiquant le tai-chi.

Jardin de rosiers

Vient ensuite l’ascension de cette fameuse colline. De nombreux chemins permettent de rejoindre le sommet, où se trouve un pavillon offrant une des plus belles vues sur Beijing.

Après l’effort (très modeste) arrive la récompense, à savoir une vue magnifique sur la Cité Interdite, immense et sublime palais impérial qui s’étend sur 72 hectares. On aperçoit la porte Nord, et toutes les grandes salles dans son alignement. Tout au fond à droite, on peut apercevoir également le nouvel opéra de Pékin, de forme ovoïdale.

La vue côté Nord est également intéressante, avec une perspective sur la tour du tambour tout au fond, et le quartier des lacs sur la gauche.

Voilà donc pour la visite de ce parc. Je dois dire que j’ai beaucoup aimé me promener dans les différents parcs de la capitale. Chaque parc possède sa propre spécificité, mais ils partagent tous un même point commun, à savoir qu’ils regorgent de vie et de gaieté!

De retour de Chine !

Après un trajet d’un peu plus de 20 heures, me voici de retour de Chine, où j’ai séjourné pratiquement 3 semaines. Un voyage très diversifié, dans une Chine multiple et pleine de vie. Comme vous pouvez vous en douter, j’ai pu m’en donner à cœur joie avec les photos, tentant de saisir aussi bien les monuments et paysages que les gens et scènes de vies quotidiennes.

J’ai donc commencé ce voyage par la capitale, Beijing, où je suis resté 7 jours. Je suis directement rentré dans le vif du sujet en visitant la cité interdite, par un samedi de grand beau temps. La cité interdite est vraiment à la hauteur de son image, à savoir gigantesque (elle compte 9999 pièces) et magnifique.

Le deuxième jour, je suis allé voir la grande muraille de Chine, qui serpente sur 6700km, avec des pentes atteignant parfois 45°. Une fois de plus, le site est époustouflant et à la hauteur de sa réputation. Marcher dessus n’est vraiment pas de tout repos.

Les jours restant j’ai pu visiter d’autre sites comme le palais d’été, le temple du ciel, le quartier des lacs… Mais ce sont les nombreux parcs de la capitale qui ont retenu mon attention. En effet ces parcs sont vraiment très agréables et surtout pleins de vie: personnes âgées pratiquant le tai-chi, jeux du volant (sorte de volant de badminton que l’on s’envoie avec les pieds, on peut y jouer en groupe), chorales en plein air, instruments traditionnels, parties de go sur un banc avec spectateurs autour, …

Partout dans Beijing (et en Chine de manière générale), on peut acheter de la nourriture dans la rue, et certaines rues sont uniquement consacrées à cela. On peut y trouver toute sortes de choses, comme des brochettes de poulet, des brochettes de fruits, du mais, des raviolis… mais aussi des choses plus surprenantes comme ces brochettes de scorpions (dont certains bougent encore, j’ai fait une vidéo^^), d’hippocampes ou d’étoiles de mer. Il y a des trucs encore pire, mais je me le réserve pour plus tard :)

Comme je le disais, Beijing est une ville multiple puisqu’il y a tous ces sites historiques anciens, ces quartiers pittoresques mais c’est aussi une ville très moderne avec ses immenses avenues à 6 voies de chaque côté, son métro ultra moderne (identique au métro japonais), ses grands hôtels de luxe à proximité desquels on trouve des concessionnaires Lamborghini, Ferrari… Bref on a un peu l’impression d’une Chine à deux vitesses.

Après Beijing, j’avais l’intention d’aller à Pingyao en train, mais Golden Week oblige, tous les trains étaient bondés et il ne restait plus de place. J’ai donc du revoir ma copie, et j’ai finalement opté pour l’avion en allant à Xian directement. Xian est une ville célèbre pour ses soldats de terre cuite et son quartier musulman abritant une mosquée, et de nombreuses échoppes où l’on peut acheter différentes choses à manger. Chacune possède ses propres cages à oiseaux, donnant un cachet très sympa au site.

Après Xian, je suis finalement parti pour Shanghai (en avion toujours), qui est une ville beaucoup plus occidentale, et dont le centre même est d’architecture européenne. En effet Shanghai accueillait de nombreux étrangers, réunis dans des concessions, durant la guerre de l’opium.

Le lieu le plus célèbre de Shanghai est le Bund, qui offre une vue époustouflante sur le quartier d’affaires de Pudong, avec sa remarquable Pearl Tower. Toute la journée des milliers de bateaux défilent dans ce cours d’eau qui rejoint la mer quelques kilomètres plus loin. En journée ce sont plutôt péniches et pétroliers, et le soir ce sont des bateaux pour touristes complètement illuminés. Je suis resté une semaine à Shanghai, et je ne me suis jamais lassé de ce spectacle. La vue de l’autre côté est également magnifique avec tous ces bâtiments d’architecture européenne, joliment éclairés.

Shanghai est une ville moderne avec un réseau de trains à grande vitesse (ressemblant beaucoup aux Shinkansen japonais) qui peuvent vous emmener rapidement aux villes des environs comme Suzhou (La « Venise de Chine », que j’ai visité également) ou Hangzhou. Pour relier l’aéroport au centre ville, il y a même un train à lévitation magnétique (maglev) qui « vole » à 431km/h en pointe; impressionnant.

Un mot sur les chinois

Je suis arrivé en Chine totalement neutre, sans aprioris sur les chinois, ne connaissant pas très bien le pays. Et j’ai donc pu constater que les chinois sont vraiment très différents des japonais par exemple. A ma grande surprise les chinois ne sont pas tellement disciplinés: ils n’hésitent pas à pousser, doubler ou jouer des coudes dans les queues, ils traversent n’importe comment, conduisent de manière assez dangereuse… Aussi les chinois de manière générale parlent très forts, même s’ils se trouvent dans un lieu calme.

Et il y a le fameux crachas; c’est à dire qu’après un grand raclement de gorges bien bruyant, ils crachent par terre. Je sais que ce n’est qu’une histoire de culture et d’habitude, mais ça fait quand même pas très propre. J’ai malgré tout remarqué que c’était surtout les hommes, à partir d’un certain âge qui avaient cette fâcheuse tendance et beaucoup moins les femmes et les jeunes.

Pour finir sur du positif, j’ai trouvé que les chinoises, de manière générale, étaient souvent très jolies, et s’habillaient souvent de manière très sexy.

Un occidental en Chine

Être un touriste occidental en Chine n’est pas de tout repos. On est d’abord sans cesse harcelé pour nous faire acheter quelque chose (rolex, iphone, « lady massage »…). Il y a aussi tous ces faux taxis qui vous font payer le prix fort (J’ai payé 7 fois le prix normal pour mon premier trajet de l’aéroport à mon hôtel). Il y a ces soit disant artistes/peintres qui veulent vous faire visiter leur atelier, mais en réalité ils vendent exactement les mêmes choses que l’on trouve absolument partout.

Dans certains endroits bien particuliers (lieux touristiques) il y a aussi ces filles (jolies, jeunes, toujours par paire) qui vous abordent, commencent à discuter avec vous, sympathisent et vous entrainent ensuite dans un bar ou le plumage peut commencer. J’ai dû être abordé au moins 30 fois par ce genre de filles. En général ça commence par un « Hello, where are you from? », ou alors « Can you take a picture for us? ». Assez pénible.

Enfin dans un registre plus léger, on m’a demandé facilement une vingtaine de fois si je pouvais être pris en photo, en compagnie de la personne qui demande (souvent des jeunes filles/femmes ^^). Au début ça fait bizarre, on se pose pleins de questions, puis on fini par s’y habituer. A mon avis il y a déjà le fait que je sois plutôt grand (1m89), que j’ai un visage d’occidental, de long-nez comme ils disent (certaines n’en ont jamais vu), et peut-être que certaines me trouvaient beau, sait-on jamais :)

Et voilà donc pour un rapide résumé de ce voyage.