Ōsaka – Ryokuchi-koen

Excentré dans le nord d’Ōsaka se trouve le parc Ryokuchi-koen, connu principalement pour son musée en plein air des vieilles fermes japonaises. Si j’ai bien entendu fait le déplacement pour ce musée, j’en ai aussi profité pour me balader un peu dans le parc. J’ai toujours adoré me balader dans les parcs qui sont souvent l’endroit idéal pour observer les gens, leurs activités, leurs façons de se détendre. Mes meilleurs souvenirs de mon voyage en Chine  de l’année dernière sont liés aux parcs où je me suis promené.

Comme dans n’importe quel parc, les gens font du jogging, du vélo, ou bien promènent leur chien… D’ailleurs sur cette photo vous aurez peut-être reconnu Ein, le chien de Cowboy Bebop :)

Comme dans tous les parcs on y vient avec ses enfants, qui jouent au ballon, font du roller, de la trottinette…

Le parc est relativement grand, et des grandes allées permettent de le parcourir de part en part.

Parfois on rencontre des personnes un peu étranges, comme ce passionné d’iguanes, qui en avait une bonne vingtaine avec lui, et qui les déposait sur les arbres aux alentours.

« Ramenez moi dans le vivarium, il fait trop froid ici! »

Pendant que des jeunes s’entrainent à marcher en équilibre sur une corde…

…des chiens redoutables sèment la terreur dans les environs. Je ne m’explique pas la passion des japonais pour tous ces petits chiens ridicules. Ceci est un propos diffamatoire qui n’engage que moi ^^

Des jeunes à capuche s’entrainent au bmx.

Ici c’est carrément toute une famille on alors un groupe d’amis qui pique-niquent en plein air, malgré les températures plutôt fraiches. On a sorti le matos: tables, chaises, barbecue…

Mais voilà, je suis quand même venu à la base pour le musée des vieilles fermes japonaises, non pas que le sujet me passionne, mais cela a éveillé ma curiosité. Le musée expose 12 fermes de régions et époques différentes, dans un environnement naturel, et tente de montrer le mode de vie des fermiers de l’époque.

Ici je me trouve devant une ferme des montagnes de Shiiba, un village de la préfecture de Miyazaki.

On peut à chaque fois rentrer dans les fermes, où il y a bien souvent un feu dans l’âtre.

Le toit en chaume, bien épais pour isoler et protéger la ferme des intempéries.

Une ferme d’Akiyama, dans la préfecture de Nagano. Afin de résister à des hivers rigoureux neigeux, la ferme a d’épais murs et toits de chaume.

Le sol en terre est recouvert de nattes de paille.

Sur la gauche une ferme de Totsukawa, situé au cœur d’une vallée.

Une ferme de Tsurugu dans la préfecture de Fukui.

Pour changer un peu, ce n’est plus une ferme mais un théâtre rural de Kabuki, où tous les villageois se réunissaient pour faire la fête les jours de représentations.

Une ferme de Shirakawa dans la préfecture de Gifu, la plus grande du musée.

Le style de cette ferme est appellé « Gassho », qui est l’acte de saluer en joignant les mains, en référence à la forme du toit en forte pente.

L’intérieur de cette ferme est composé de plusieurs grandes pièces.

Et voilà donc pour ce petit aperçu du musée des vieilles fermes japonaises.

Avant de repartir je fais juste un dernier petit détour vers un étang, où barbotent pleins d’oiseaux en tous genres (foulques, hérons, poules d’eau…), histoire de faire quelques dernières photos.

Là un papy vient me voir, l’air tout content de lui, et commence à me parler. Bien entendu je ne comprends rien, baragouine deux trois trucs « Hai. eeh? hai. So desu ka. ». Il finit par s’arrêter de parler, réfléchit, et finalement me montre une photo sur son appareil photo en faisant des grands signes dans une direction, avant de repartir tout heureux. Sur la photo il y avait un simple oiseau…

Et là vous vous dites surement « mais… c’est nul comme anecdote! » ce à quoi je vous rétorquerai, « c’est pas faux ». Merci. Bonsoir.

Plus sérieusement on peut quand même en déduire deux choses: les japonais sont en général très attachés à la nature, même s’ils vivent pour la plupart dans des paysages très urbains. Et contrairement aux idées reçues il n’est pas rare que l’on vienne vous aborder pour parler un peu. (souvent par des personnes âgées)

7 réflexions au sujet de « Ōsaka – Ryokuchi-koen »

  1. Ton article m’a rappelé le film « The Last Samourai » avec Tom Cruise et les fermes qu’on peut voir dedans ^^
    Même si la chaume protège bien … le sol en natte de paille … me dit que ça doit pas tenir si chaud que ça … :x Bon c’est vrai qu’on est habitué à notre chauffage nous ^^

    Merci pour cet article, j’ai beaucoup aimé. J’aime beaucoup quand c’est lié à l’histoire et au passé :)

    • Ah faudrait que je revoie ce film, je l’ai vu il y a super longtemps, à une époque où je n’avais aucun intérêt pour le Japon (oui je sais, c’est difficile à croire^^)

      Et effectivement le sol en natte de paille, ça doit pas être chaud chaud ^^ Quoique avec un bon feu au centre de la pièce.

      Content que cet article t’ai plu, et ça me fait toujours plaisir d’avoir tes commentaires :)

  2. Je ne peux que t’appuyer fortement dans ton « propos diffamatoire ». ^^; Je comprends qu’on manque de place en général au Japon, mais les tout petits chiens apprêtés comme des gamins allant à la messe du dimanche : wtf ??? Enfin bon, sans ça les villes japonaises ne seraient plus vraiment les mêmes…

    Je ne savais pas qu’il y avait un musée en plein air de ce genre sur Osaka : une excellente initiative. Je suis en général un peu réfractaire à ce genre d’initiative qui peuvent faire « carton pâte », mais j’ai eu plusieurs bonnes expériences au Japon et j’y vais donc un peu plus volontiers maintenant.

    • Oui c’est vrai il y a une histoire de place, mais pas seulement à mon avis. A Paris on ne voit pas tous ces petits chiens ridicules, alors qu’il y a le même problème de place à priori. C’est juste qu’ils ont un gout un peu particulier sur le sujet ^^ Je plains ces chiens qui doivent jouer le rôle de poupée…

      Et pour le musée de plein air, c’était la première fois que j’en visitais un, et j’ai trouvé ça plutôt intéressant. Je renouvellerai sans problème l’expérience si une nouvelle occasion se présente.

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