Ōsaka – Le Shitennō-ji – Partie I

Et c’est parti pour une nouvelle série d’articles dédiés à Osaka, avec pour commencer le temple Shitennō-ji, qui est l’un des plus vieux temples bouddhistes du Japon, fondé en 593. Bon il a été reconstruit de nombreuses fois, et il ne reste plus grand chose d’époque, mais l’architecture est à l’identique à ce qui existait à cette époque. Par conséquent pour mon guide, ce temple n’a plus aucun intérêt et sa visite est très largement dispensable. Objection! Vous allez voir que la visite est loin d’être désagréable, et cela m’a beaucoup plu de déambuler au sein de ce très grand temple.

D’ailleurs pour vous aider à vous repérer, voici un plan du site en dessin. J’ai même mis des numéros pour vous indiquer le sens de ma visite.

  1. L’entrée principale
  2. Alentours du Shitennō-ji
  3. Le Shitennō-ji (四天王寺)
  4. Le Rokuji-do (六時堂)
  5. Les jardins de Honbo

En fait cela ne correspond pas tout à fait à mon sens réel de visite, ayant tendance à visiter de manière extrêmement aléatoire et désordonnée, mais ça a le mérite d’être beaucoup plus facile à suivre.

L’entrée principale du site se fait par cet immense torii en pierre, datant de 1294, ce qui en fait un des plus vieux du Japon. Au pied du torii se trouve un moine bouddhiste immobile collectant des fonds pour le temple.

Le pouvoir de ces moines est très impressionnant, ils sont capables de se transformer en statue de bronze à tout instant.

Une pyramide de stèles.

Gokuraku-mon, porte d’entrée principale du site.

En passant sous la porte, les gens font tous tourner un genre de barre à roue de bateau, qui représente le cycle de la vie.

Et voici le Shitennō-ji au loin. L’entrée est payante et du coup j’en profite pour faire un petit tour juste avant.

On ne peut rater cette pagode qui se dresse au milieu d’une enceinte.

Les alentours sont libres d’accès, et du coup il y a beaucoup de gens qui se promènent ou font du vélo.

Une petite fille toute kawai avec ses parents.

Un petit sanctuaire shintoïste.

En revenant vers l’entrée principale, quelle ne fut pas ma surprise de tomber nez à nez avec François Bayrou!

J’entre finalement dans l’enceinte du temple, ce qui ne permet pas de voir finalement beaucoup plus de choses que de l’extérieur mais bon je suis venu pour ça.

Les graviers sont soigneusement ratissés.

Des nuées d’oiseaux tournoient de temps en temps autour de la pagode.

Alignement de lanternes dorées.

Une statue de dragon qui garde l’entrée d’un puits. Apparemment il est d’usage de lui caresser la tête.

Suite de la visite dans le prochain article!

11 réflexions au sujet de « Ōsaka – Le Shitennō-ji – Partie I »

  1. Merci de ne pas prendre à la lettre tout ce que les guides racontent. Tu as l’intelligence d’aller voir par toi-même et te faire ton propre avis. Tu as la sensibilité nécessaire pour apprécier les choses pour ce qu’elles sont.

    En plus tu m’as bien fait rigoler avec le coup de François Bayrou ! :D Je passe régulièrement devant cette statue avec des voyageurs lors de mes Osaka Safari et désormais je ne pourrai plus la regarder de la même façon ^^

    • C’est vrai que je suis souvent déçu par les guides, et je leur reproche de privilégier souvent uniquement l’aspect historique des choses, et leurs notes sont souvent basées uniquement là dessus. Du coup maintenant j’essaie d’y aller plus à l’instinct, mais bon ça ne marche pas toujours non plus ^^ Mais en l’occurrence ici, c’était suite à un conseil de Ondori du coq et le cerisier.

      Et pour François Bayrou, c’était une évidence en voyant la photo: les oreilles, la moue du visage, le côté pèlerin solitaire. Désolé de t’avoir pourri la vision que tu pouvais avoir de cette statue ^^

  2. Encore un très joli temple tout en couleur et avec la pagode immense :)
    J’ai hâte de lire la suite du coup … Au passage, j’aime beaucoup la photo des lanternes dorées ;)

    • merci :) La suite est pour bientôt, un article pour finir la visite de ce temple, et 2 ou 3 autres pour finir Osaka.
      Et les lanternes dorées, j’aime bien aussi. Dès que je vois des alignements de lanternes ou autres, j’essaie de faire ce genre de photos, mais je n’y arrive pas toujours bien.

  3. Salut, désolé je suis vraiment à la bourre sur tout en ce moment, et ça ne va pas s’arranger… mais bref, super content de voir cet article, et fier de t’avoir inspiré à y aller! Comment Angelo plus haut, tu m’as éclaté avec Bayrou, moi qui parlais déjà de l’impression de déjà vu devant cette statue…

    Les nuées de pigeons sont toujours là, et crois le ou non, tu m’a montré quelque chose que je n’ai jamais vu là bas (j’en reviens toujours pas) ; la pyramide de stèles! Va falloir que je ne la rate pas lors de mon prochain passage là bas (sns doute très bientôt d’ailleurs).

    Merci en tout cas, je me jette sur la suite immédiatement!

    • Salut, pas de soucis, je ne force personne à me lire de toute façon :)

      Pour la statue du moine tu as donc maintenant la réponse à ton sentiment de déjà-vu ^^

      J’ai donc bien fait de mettre la photo de la pyramide de stèles (j’ai appelé ça comme ça à défaut de connaitre le vrai nom), j’ai bien failli ne pas la mettre, ne sachant pas trop si c’était quelque chose d’irrespectueux ou pas. Mais bon en tant que gaijin, on me le pardonnera…

  4. Comme tout le monde, tu m’as scié sur le François Bayrou !! Je dois dire que ça m’est assez souvent arrivé de voir des « versions » japonaises d’amis proches dans la rue (vraiment bluffant de ressemblance parfois), mais celui-ci est immortalisé dans la pierre !

    Le coin a l’air plutôt chouette en effet. Pour ta remarque sur les guides, elle est bien entendu valable mais il me semble qu’elle s’applique finalement à tous les supports (nos blogs y compris) laissant plus ou moins transpirer une opinion personnelle. Les impressions que l’on peut avoir d’un lieu dépendent de tellement de choses (météo, humeur du moment, présence d’une batterie de cars de touristes,…) qu’il paraît effectivement peu fiable de faire, par exemple, un choix d’itinéraire avec pour seules références les critiques (au sens propre du terme) glanées de-ci de-là, guides papier en première ligne. Personnellement, les guides me servent surtout pour avoir une première idée de ce qu’il est possible de voir dans une région (note bien que je dis « ce qu’il est possible de faire » et non pas « ce qu’il y a à faire » ;) ), mon itinéraire final dépendant surtout des brochures et autres idées récoltées sur place. J’ai un parfait exemple d’ailleurs : la kibi-road, que j’ai découverte ici même et que je me suis finalement faite en « sens inverse » comparé à ton itinéraire.

    Bon, c’est pas tout ça, mais j’ai la suite de ta visite à lire. ;)

    • Oui je suis d’accord avec toi. Mais je leur reproche juste de trop privilégier l’aspect historique/culturel des choses, et non pas d’exprimer une opinion personnelle, au contraire.
      Sinon pour faire mes itinéraires je procède un peu comme toi.

      Et alors la plaine de Kibi, t’as trouvé ça bien? C’était en quelle saison?

      • Je pense que chaque guide a de toute façon une manière à lui de traiter les lieux visités. Je pense que tu utilises le Lonely Planet aussi et effectivement, ils se fondent beaucoup sur le côté historique et culturel. L’avantage par contre, c’est que la plupart du temps, la majorité des coins sont mentionnés, même si c’est de manière très concise car l’auteur ne les trouve pas vraiment dignes d’intérêt. C’est pour ça que j’apprécie le LP Japon.

        J’ai eu l’occasion d’avoir un Routard Japon dans les mains et ils m’ont semblé beaucoup plus engagés émotionnellement parlant. À un point tel qu’ils ne parlaient même pas de certains sites qu’ils ‘avaient pas appréciés j’imagine… Enfin bon, je pense que c’est une bonne chose qu’il y ait des guides un peu pour tous les goûts. ;)

        Kibi était super !! On y est allés en été et les rizières étaient du coup vertes de chez vertes : un vrai bonheur. ;)

        • Sur le Japon, c’est clairement le Lonely Planet que je préfère (j’ai également le routard, le guide vert, et le Gallimard). Et en fait c’est principalement le guide vert que je visais à travers cette critique. Le Lonely Planet a le mérite comme tu dis de mentionner pas mal de choses qu’on ne trouve pas ailleurs.

          Le routard, pour être honnête je l’ai quasiment pas ouvert, donc je peux pas trop dire. Et sinon le Gallimard est très bien mais c’est pour un autre usage, c’est plutôt pour lire tranquillement chez soi avant de faire un voyage.

          Kibi en été avec les rizières vertes, ça doit être sacrément chouette! Je n’ai pas vu d’articles sur ton site. Je serais curieux de voir ça.

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