Shimonoseki, la pointe ouest d’Honshū

Shimonoseki est une ville située à l’extrême ouest de Honshū, séparée de Kyūshū par un mince bras de mer. Il s’agit également d’un point de liaison avec la Corée du Sud, avec des ferries quotidiens pour Pusan. La ville est peu réputée pour son intérêt touristique, mais j’avais envie de m’y rendre afin de voir une ville portuaire et industrielle, et d’aller jusqu’à la pointe ouest de Honshū afin de terminer logiquement mon voyage le long de la mer intérieure du Japon.

La journée commence par un bon gros fail, j’arrive d’Hiroshima en shinkansen, mais au lieu de m’arrêter à Shimonoseki, je décide d’attendre l’arrêt suivant qui se trouve sur Kyūshū pour avoir une jolie vue sur la mer et la ville depuis le pont qui sépare les deux îles. Seulement… il n’y a pas de pont! La liaison se fait en tunnel sous la mer…

J’arrive finalement à Shimonoseki, après avoir fait un bon petit détour. Le temps de déposer mes bagages à l’hôtel, et de prendre un repas rapidement en début d’après-midi, et me voici à déambuler dans les rues de Shimonoseki. Avec ses palmiers, ses bâtiments modernes et le beau temps, la ville a un petit air de Los Angeles. Il manquerait plus que des jolies filles en mini short qui font du roller, et ça correspondrait parfaitement à l’image que je m’en fais. A ma droite et à proximité de la gare se trouve un très grand centre commercial, le plus grand de la région au moment de sa construction.

Je me dirige vers la tour Kaikyo Yume, qui avec ses 153 mètres, surplombe la ville, et offre un joli panorama. Enfin c’est ce que je vais tenter de constater. La tour donne une identité à la ville avec son apparence étrange de tour futuriste surmontée d’une boule de billard.

Pour vous aider à vous y retrouver avec la géographie un peu particulière du lieu, vous pouvez vous référer à ce plan.

Vue vers l’est. Tout au fond se trouve un pont suspendu reliant Honshū à Kyūshū, mais pour les voitures.

Vue vers le sud-ouest. On y voit un grand ferry, sans doute un ferry faisant la navette avec la Corée. Au milieu à droite, c’est le centre ville d’où je viens, avec la gare et ses centres commerciaux.

Vue vers le nord-ouest. Quelle que soit la direction vers laquelle on regarde, il y a toujours la mer. Avant de redescendre, je m’attarde pour faire quelques photos de détails au zoom.

D’abord avec ce pont suspendu.

Des container multicolores de bateaux en attente d’un chargement.

Le ferry dont je vous parlais tout à l’heure.

Des toits d’habitations japonaises.

Un porte container.

Et me voici à nouveau en bas. Pour être honnête je ne sais pas trop quoi faire à ce moment là, la ville ne figure même pas dans le guide vert, et dans mon Lonely Planet, il n’y a pas grand chose d’indiqué non plus. Mais c’est aussi le plaisir de se promener, et de découvrir des choses par hasard.

Un petit détour pour voir les bateaux que je voyais d’en haut en tout petit, et je me redirige vers l’intérieur des terres dans la ville.

Partout dans la ville, les plaques d’égout sont à l’effigie du fugu. La ville est surnommée la capitale du fugu, et est réputée pour ce petit poisson globe à la bouille tellement sympathique ^^ Pour les courageux, il est possible de se lever très tôt et d’assister au marché aux poisson de Karato Ichiba, où l’on trouve probablement de nombreux fugu, mais je n’ai pas vérifié :)

Après avoir escaladé un escalier bien raide et bien long, je me retrouve nez à nez avec un samouraï. Probablement là pour rendre hommage à une bataille décisive dans l’histoire du Japon, qui a eu lieu ici a XIIe siècle, entre deux clans de samouraïs.

Tiens un sanctuaire shinto, ça va me changer un peu les idées.

Encore un escalier…

Et là je tombe sur un cerisier en fleurs! En plein mois de février. Bon mes connaissances en botanique sont limitées, mais j’aime à croire qu’il s’agissait bien des toutes premières fleurs d’un cerisier. Après tout le climat ici est bien plus clément et doux qu’à Tōkyō ou Kyōto par exemple.

Un petit chemin recouvert de toris rouge écarlate, un peu comme au sanctuaire Fushimi Inari-taisha de Kyōto, sauf que là c’est sur à peine 5 mètres ^^

Et voilà pour cette rapide visite de Shimonoseki. Bon honnêtement je ne vous conseille pas de vous y arrêter, vous risquerez d’un peu vous ennuyer, mais je ne regrette pas de l’avoir fait. Je ne suis pas forcément à la recherche de sites touristiques à tout prix, et je cherche plutôt en général à ressentir le pays, dans toute sa diversité.

8 réflexions au sujet de « Shimonoseki, la pointe ouest d’Honshū »

  1. La vue de la tour est impressionnante :)

    Ta photo sur le temple Shinto m’a fait penser à une maquette. Hallucinant !! Très beau temps en tout cas, ça change de la dernière balade ;)

    • C’est fait exprès, c’est un peu retravaillé sur Photoshop ;) Ça s’appelle le tilt-shifting, ça consiste à rajouter du flou sur la photo, en gardant une zone nette. On peut aussi saturer légèrement les couleurs. Et c’est fait pour donner un aspect maquette.

      J’ai fait ça car la photo de base était un peu décevante, et je voulais faire quelque chose pour elle, la pauvre :)

  2. Coucou l’anguille !

    Je vois qu’on ne peut pas mettre de commentaire sur ton dernier billet, donc je m’incruste ici, j’espère que ça ne dérangera pas trop. ^^;

    6 semaines, c’est un super projet que tu as là : félicitations ! Tu ne regretteras pas ton investissement, j’en suis sûr. Une petite chose cependant : tu parles de meubler tes après-midis avec des personnes de ton école. Pourquoi pas mais je connais des amis proches qui ont été un peu dans le même cas que toi (sans la famille d’accueil), et à trop rester avec d’autres étrangers de leur classe, ils ont plus parlé anglais que japonais. Même si je pense que tu seras content de faire une pause de temps en temps, je ne peux que te conseiller d’essayer de trouver un(e) Japonais(s) désirant faire un échange linguistique pour tes après-midis : immersion totale et nombreuses rencontres avec des locaux garanties. ;)

    PS : d’accord avec Kyn, ton effet sur le sanctuaire Shinto est très réussi ! ;)

    • Coucou :)

      Je sais pas ce qu’il s’est passé, les commentaires étaient effectivement désactivés sur ce billet oO Ce n’était pas du tout volontaire et bien évidemment ça ne me dérange pas que tu commentes, au contraire ^^

      Et faire un échange linguistique avec un(e) japonais(e), je ne suis pas contre, mais je ne vois pas trop comment m’y prendre pour trouver une personne intéressée. Et puis ça implique que la personne ait aussi ses après-midis libres, pas évident…

      Sinon par l’intermédiaire d’instagram (réseau social dédié à la photo), j’ai quelques « amies » (c’est un bien grand mot, plutôt connaissances) japonaises que je pourrai sans doute rencontrer. L’occasion peut-être de parler un peu plus encore japonais.

      Et merci pour le commentaire sur la photo. En fait jusqu’à présent je ne retouchais quasiment jamais mes photos, mais j’y ai pris goût, et mon appareil photo me décevant beaucoup, ça me sauve dans biens des cas.

  3. Oki, je comprends mieux pour les coms maintenant. ;)

    Pour la retouche, il y a effectivement des trucs sympa à faire et on peut y prendre goût. Vu que tu shootes avec un 550D, si tu aimes bien travailler avec Photoshop, je ne peux que te conseiller de shooter en « raw » (tu peux même shooter en raw+jpg le temps de prendre l’habitude). C’est l’équivalent d’un négatif sur les réflex argentiques et la retouche avec un logiciel correspond à un développement en studio. Le « développement » automatique effectué par les appareils en interne lorsque tu shootes en jpg n’est pas toujours idéal et ne donne pas forcément les résultats souhaités : tu récupères toute liberté en shootant en raw. Perso, j’utilise Lightroom vu que je ne suis pas trop montage-photo et c’est vraiment le pied à utiliser. ;)

    • Comme toi j’utilise Lightroom, et effectivement, c’est vraiment pratique. Vraiment bien pour modifier les tons clairs, tons foncés séparément. Par contre je le trouve pas du tout pratique à l’utilisation, dans la mesure ou il n’applique pas les modifications directement sur le fichier, ce qui force à faire un export et à utiliser leur système de bibliothèque.
      Pour les raw, j’avais essayé un peu, mais j’avais pas l’impression d’avoir beaucoup plus de marges de manœuvre par rapport à un jpeg lors de la retouche avec Lightroom. Mais je devrais peut-être réessayer.

      • En fait, c’est une manière de voir les choses complètement différente : pour beaucoup de personnes, moi le premier, ne pas modifier directement le fichier est une condition sine qua non à ce genre de logiciel. Ça revient un peu aux bouts de négatifs que le photographe glissait dans la pochette avec les photos : on peut toujours les redévelopper… en changeant certaines choses. Et crois-moi, quand je regarde mes vieilles photos, j’ai envie d’en changer des choses. ^^;

        Enfin bon, je suis loin d’être un expert et j’ai mis pas mal de temps moi aussi à passer au raw. Mais maintenant, je ne m’en passe plus. Pour note : tu perds beaucoup de détails totalement irrécupérables en jpg. Bref, amuse-toi et tu verras bien ce qui te convient le mieux ! o(^ー^)o

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