Un zoo en hiver

Après avoir lu le très décevant « L’homme qui marche » de Jiro Taniguchi, c’était sans grande conviction que j’ai ouvert « Un zoo en hiver » du même auteur. Mais là, miracle, la magie opéra à nouveau.

L’histoire se passe en 1966, et raconte le quotidien du jeune Hamaguchi qui travaille chez un fabriquant de textile à Kyôto. Mais son travail ne l’intéresse pas tellement, et il passe tout son temps libre à flâner au zoo et à dessiner, sa vraie passion. Ainsi lorsque se présente à lui l’opportunité de travailler dans un studio de mangas à Tokyo auprès d’un célèbre mangaka, il décide de tout abandonner pour cette nouvelle vie. Il travaille alors très dur en tant qu’apprenti, avec des horaires éprouvants, et lorsque la journée est terminé, ses collègues plus âgés lui font découvrir la vie tokyoïte, avec ses nombreux bars et excès. Même s’il ne perd pas de vue son véritable objectif qui est de dessiner son propre manga, il ne trouve pas la motivation nécessaire pour le faire. Mais c’était sans compter sur la rencontre d’une certaine jeune fille…

Sans doute un peu autobiographique, Taniguchi nous livre ici un manga très réussi qui nous montre d’un côté la vie dans un studios de mangas avec ce stress continu, cette masse de travail, la pression de devoir finir à temps, mais aussi les émois d’un jeune homme qui découvre la vie à Tokyo, les sorties dans les bars, les rencontres… Tout est retranscrit avec beaucoup de finesse et de réalisme, si bien qu’on y croit vraiment et que l’on se sent particulièrement happé par ce manga.

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