Beijing : La cité interdite

C’est par un samedi matin ensoleillé que je me suis rendu à la Cité Interdite, cette merveille architecturale qui s’étend sur 72 hectares et qui pouvait abriter à l’époque 10000 personnes! Selon la légende la cité comporte 9999 pièces (8704 en réalité). Sa construction débuta en 1404 sous le règne de l’empereur Yongle et s’acheva 17 ans plus tard. La cité interdite demeura la résidence des empereurs jusqu’en 1911, date de la proclamation de la République de Chine. Le dernier empereur ayant occupé les lieux fut Puyi, dont vous avez peut-être vu l’histoire dans le film « Le dernier empereur ».

L’entrée principale du site se fait par le sud, en empruntant la porte Tiananmen qui fait le lien entre la place du même nom et la Cité Interdite, sous le regard de Mao. Pour en savoir plus sur les années Mao, je vous invite fortement à lire « Les cygnes sauvages » de Jung Chang. J’avoue que j’ai du mal à comprendre pourquoi ce personnage est toujours idolâtré sachant tout le mal qu’il a fait au pays, et sachant à quel point la Chine d’aujourd’hui est radicalement différente de celle de Mao. Mais ce n’est pas l’objet de cet article.

Après être entré par la porte méridienne, on se retrouve dans une immense cour traversée par la rivière aux Eaux d’or. Cinq ponts de marbre permettent de la traverser. Au fond de la cour se trouve la porte de l’Harmonie suprême, sans doute la plus richement décorée de la cité.

La porte de l’harmonie suprême est gardé par deux imposants lions de bronze. Le lion de droite est un mâle qui tient le monde sous sa patte droite, tandis que le lion de gauche est une femelle qui tient un lionceau sous sa patte gauche.

La porte ouvre sur la cour extérieure, qui constitue la partie officielle de la cité, où le souverain recevait ses ministres et présidait les cérémonies officielles.

La cour extérieur, gigantesque, abrite en son centre le palais de l’Harmonie suprême, l’édifice le plus imposant du palais, qui abrite le trône de l’empereur. On y accède par une terrasse à 3 niveaux consécutifs, dont les escaliers sont gardés par 1100 dragons.

Comme vous pouvez le voir, il y avait un peu de monde ^^ Normal, c’était un samedi, et en plus il faisait très beau. Du coup je n’ai même pas pu voir le trône de l’empereur tant il y avait de monde devant. Il fallait vraiment jouer des coudes, et les chinois sont bien plus experts que moi dans ce domaine.

Les grues en bronze sont des symboles impériaux, symbolisant la longévité.

La tortue à tête de dragon combine les qualités des deux animaux, la longévité pour la tortue et la réussite pour le dragon.

Les toits en tuiles jaune-orangé vernissées sont vraiment magnifiques, et s’accordent parfaitement avec les murs rougeâtres de la cité.

Cette rampe en marbre représente des dragons chassant des perles parmi les nuages. Elle est constituée d’un unique bloc de 200 tonnes. Cette rampe mène à la porte de la Pureté célèste qui marque la limite entre la cour extérieure et la cour intérieure.

La cour intérieure est la partie privée réservée à la famille impériale et aux concubines.

Entré des jardins impériaux permettant d’aider le souverain à trouver la tranquillité.

Arbres, fleurs, rochers… voilà ce qu’on peut trouver dans ce jardin reposant (enfin reposant à l’époque parcequ’avec tous les touristes, ça ne l’est pas du tout^^)

Vue sur une des tours située au bord des douves de la cité.

Long corridor permettant de traverser quasiment la moitié de la cité du Nord au Sud.

2 réflexions au sujet de « Beijing : La cité interdite »

  1. Vraiment splendide!! les bronzes, et la rampe de marbre avec les dragons sont très très impressionnants!! Je suis toujours fasciné par ce genre d’œuvres tellement parfaites et imposantes qu’on en oublie qu’elles sont le fait d’hommes! Merci pour cette visite fabuleuse!

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