Tokyo: le quartier d’Asakusa

Asakusa est un quartier populaire de Tokyo, qui se situe dans le nord-est, et qui s’est développé autour du temple Sensō-ji, le plus vieux temple bouddhique de Tokyo.

Un peu d’histoire…

Asakusa est un quartier qui attirait déjà les foules durant l’époque Edo (1615-1868). Cette période étant difficile, on y venait en masse pour prier au temple qui héberge la divinité Kannon. Mais c’est également la proximité du quartier de Yoshiwara, qui attirait bon nombre de gens. Yoshiwara était en effet une enclave de plaisirs, avec ces multiples maisons closes et prostituées. Au 18e siècle, le quartier comptait plus de 8000 filles.

Le quartier d’Asakusa devient aussi le véritable centre d’Edo du kabuki, suite à une décision shogunale qui vise à éloigner du centre cette pratique jugée délétère. Le kabuki est une forme de théâtre dans lequel des hommes jouent des rôles féminins. Ses acteurs apprennent auprès des courtisanes de Yoshiwara.

Par la suite Asakusa devient un véritable quartier populaire des loisirs et plaisirs. Sans distinction de classes, le quartier accueille artistes, intellectuels, écrivains…

Après la seconde guerre mondiale le quartier est détruit mais il est reconstruit, en conservant son âme. Aujourd’hui encore le quartier conserve quelques hanamachi, ces maisons traditionnelles où vivent et exercent les geishas.

Revenons maintenant un peu à la visite du quartier:

L’entrée du Sensō-ji, marquée par cette imposante « porte du tonnerre » Kaminari-mon, dont le nom figure sur l’énorme lanterne rouge suspendue. De part et d’autres de la porte se trouvent des statues des divinités du vent et de la foudre.

Passé la porte, on arrive dans l’allée piétonne Nakamise-dori, bordée de nombreux petits magasins de souvenirs en tout genre, très prisés des touristes.

Un artisan en train de confectionner des petits gâteaux fourrés à la pâte de haricots, à l’aide de moules en fonte.

Une boutique de souvenirs qui propose maneki-neko, darumas, poupées, porte-clefs… D’autres vendent des reproductions d’estampes, des masques, des éventails…

Beaucoup de touristes et de collégiens en sortie dans cette allée.

Et voici donc la porte qui marque l’entrée du Sensō-ji. Ce temple fut fondé au 7e siècle par deux pêcheurs qui auraient remonté dans leur filet une petite statue en or de Kannon.

Le bâtiment principal édifié au 17e siècle, reconstruit après la seconde guerre mondiale en 1958, et en travaux lors de mon passage. Un peu frustrant…

Un immense encensoir en bronze à l’entrée du temple. En faisant de grands moulinets avec ses bras, on tente d’attirer à soi les vertus curatives des fumées d’encens.

Une pagode à 5 étages qui se dresse à gauche du temple.

A proximité du temple se trouvent des petites rues piétonnes très agréables. J’ai adoré m’y promener. On y trouve des magasins et des restaurants dans un style ancien en bois qui donne l’impression de se retrouver dans une autre époque.

En ce jour de légère pluie, certains petits restaurants font sortir de la vapeur dehors afin de donner envie aux passants de venir se réchauffer chez eux autour d’un bon bol de ramens.

Une ballade en pousse-pousse? Non ce n’est pas trop mon genre :)

Enfin à proximité d’Asakusa se trouve le fameux immeuble de la brasserie Asahi, avec sa flcèhe dorée designée par Philippe Starck. Les japonais voient en ce monument une crotte de chien, et je les comprends^^ Entre les deux buildings sur la gauche, et s’élevant dans le brouillard se trouve la Tokyo Sky Tree, encore en construction à l’époque, qui est une nouvelle tour s’élevant à 634 mètres…

Et voilà donc pour ce petit tour d’horizon du quartier d’Asakusa. J’espère que cela vous aura plu et je vous recommande donc si vous avez l’occasion d’y passer au moins une après-midi.

3 réflexions au sujet de « Tokyo: le quartier d’Asakusa »

  1. Super article très détaillé sur ce superbe quartier, et effectivement, « l’étron d’or » ne se rate pas! Par contre, moi je conseille plutôt de visiter le quartier le soir, le visage de Sosen-ji est très différent, puisque désert et illuminé. Les petites échoppes des ruelles alentour offrent leurs rideaux de fer complètement décorés, c’est vraiment une autre ambiance, plus agréable, selon moi. Pour un aperçu de cette face nocturne, je me permets de renvoyer à une de mes pages : http://nitosa.wordpress.com/2010/09/18/excipit/

Laisser un commentaire