Une journée (bien remplie) à Kamakura – Partie V : le Tsurugaoka Hachiman-gu

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 En sortant du Kencho-ji à Kita-Kamakura, je poursuis mon chemin pour me rendre Kamakura. Pour cela il faut longer la route principale durant environ un kilomètre. Au fur et à mesure que j’avance, le traffic s’accentue jusqu’à former un embouteillage; sans doute des tokyoïtes qui viennent prendre un peu l’air en bord de mer, ou qui viennent visiter la ville. Après la tranquillité des temples de Kita-Kamakura, je retrouve donc un peu de vie.

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Toujours le long de la route, je passe devant un restaurant lorrain qui semble assez chic. Le contraste entre la rusticité du plat et le standing du restaurant m’a bien amusé, et puis c’est la dernière chose que je m’attendais à voir en plein coeur du Japon^^ (en plus je suis à moitié lorrain) Mais bon si ça se trouve ce n’est qu’un nom sans rapport avec ce qu’ils proposent.

Et finalement j’arrive au sanctuaire Tsurugaoka Hachiman-gu, qui se trouve au coeur de Kamakaura, au bout d’une longue allée de cerisiers en fleurs.

Il s’agit du plus grand sanctuaire de Kamakura, qui a été fondé en 1063 par Yoritomo à Zaimokuza, puis fait déplacer par le premier shogun de Kamakura, Minamoto Yoritomo. Plusieurs fois reconstruit, c’est aujourd’hui un sanctuaire shintoïste, alors que durant la plus grande partie de son histoire c’était un temple bouddhiste.

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Le sanctuaire à proprement parler se trouve au sommet des 62 marches que l’on voit au centre.

 On peut voir sur la gauche une très grosse souche, il s’agit en fait de la souche d’un arbre vieux de 1000 ans, qui est tombé juste 3 semaines avant que j’arrive à cause d’une tempête (et du pourrissement de l’arbre). Il y avait beaucoup de monde autour de cette souche, j’imagine que ça a dû être un évènement dans la région.

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les barils de saké entreposés pour les festivals

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  un prêtre shintoiste occupé à ses affaires, au milieu du pavillon de danse, ou maidono

Mais l’heure tourne et il est déjà 14 heures et je n’ai toujours pas mangé. Je me dirige donc vers l’allée principale bordée de cerisiers, où l’on trouve de nombreux magasins de souvenirs et restaurants. J’opte pour un petit restaurant de ramen tenue par des femmes. En général on y mange bien, rapidement et pour pas trop cher.

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Vitrine d’un des nombreux restaurant que l’on trouve le long de l’allée principale. Saurez-vous reconnaître tous ces plats?

 Après ma courte pause déjeuner, je retourne en direction du sanctuaire.

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Étendue d’eau bordée de cerisiers, avec une petite île au milieu.

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un couple de colombes sur un tori. Celui-ci enjambe un petit pont rouge qui mène à un îlot.

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drapeaux plantés tout autour de l’ilot. Malheureusement je ne connais pas leur signification.

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un décor bucolique avec ces pétales de fleurs de cerisiers qui tombent et viennent doucement se poser sur l’eau…

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La longue allée menant au sanctuaire. De chaque côté on y trouve des stands qui vendent des sucreries

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la pavillon de danse ou maidono

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Les fameux ema, qui sont des sortes de plaquettes en bois que l’on dépose à un portique près du temple, et où l’on y écrit des voeux, qui seront lus (et peut-être réalisés) par des kamis (les dieux). Les souhaits peuvent être très variés, comme par exemple la paix dans le monde, trouver l’amour, la guérison d’un proche, la réussite aux examens …

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Le sanctuaire vu du côté gauche, après avoir monté les marches

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3 générations réunies sur cette photo, occupées à accrocher un omikuji.

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Les omikuji sont des bandes de papiers sur lesquelles sont inscrites des divinations. Chaque personne pioche au hasard une de ces divinations dans une boîte dédiée, et si la prédiction est mauvaise, elle plie le papier et l’accroche à un emplacement dédié pour conjurer le mauvais sort.

Même si le sanctuaire a moins de valeur historiquement que ce qu’on peut trouver par ailleurs à Kamakura, cela reste un lieu très agréable à visiter, plein de vie. C’est d’ailleurs un des sanctuaires les plus visités lors du nouvel an avec plus de 2 millions de visiteurs. On peut également y voir des représentations de yabusame (archerie à cheval) à la mi-avril et mi-septembre.

Et voilà donc pour cette cinquième partie. La prochaine partie sera consacrée au magnifique Hokoku-ji.

7 réflexions au sujet de « Une journée (bien remplie) à Kamakura – Partie V : le Tsurugaoka Hachiman-gu »

  1. Très joli reportage ! Je n’ai visité aucun de ces deux temples – le manque de temps, toujours …  J’aime aussi beaucoup le couple d’oiseaux sur le torii « là où les oiseaux se posent » (ce serait la traduction littérale) … bien vu ;)) Amicalement Domi

    • merci :) Je vois que la photo des colombes plait, mais ce que je ne dis pas à propos de ces colombes, c’est que quelques minutes après elles ont fait des choses beaucoup moins romantiques. La petite foule qui était là à les regarder était morte de rire, et leurs ébats ont surement dû se retrouver sur youtube vu le nombre d’appareil photos qui filmaient la scène ^^

  2. Des ébats !? dans un lieu sacré ?! Sacrilège ! Moi qui croyais que les colombes s’aimaient d’amour tendre ;)) J’imagine les japonais – qui rient facilement de tout – morts de rire !

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